Sophie Clusel, doctorante MinesParisTech


Sophie Clusel,
doctorante MinesParisTech


Sophie Clusel, doctorante au sein du Centre de recherche sur les Risques et les Crises (Mines ParisTech) et chef de projet pour le département Marketing et Innovation du groupe Afnor, nous présente son sujet de thèse : « Défi nition et opérationnalisation d’une approche intégrée de maîtrise globale des risques dans les PME ».

 


Face à un environnement complexe et instable, les petites entreprises (PE), pourtant réputées flexibles, dynamiques et réactives, apparaissent particulièrement vulnérables du fait de leurs caractéristiques propres (stratégie peu formalisée, système d’information interne peu organisé…) qui ne permettent pas l’anticipation suffisante et nécessaire (marché, production, …) à la pérennisation de leurs activités. Dans ce contexte, une solution envisageable (et déjà envisagée) est la gestion globale des risques qui, au travers d’un processus méthodique, systématique, répétitif et itératif, propose d’analyser les risques dont la survenance est de nature à mettre en péril ou à apporter un « avantage concurrentiel » significatif pour l’organisation considérée.

La pratique montre cependant que la mise en oeuvre de telles approches au sein des PE n’est pas aussi évidente. Les outils et méthodes déployés apparaissent souvent comme adaptés de ceux proposés aux grands groupes et ne prennent pas en compte les caractéristiques propres de ce type d’organisation. Envisager le déploiement d’une démarche de gestion globale des risques au sein d’une PE sous-entend donc la nécessité de décrire et d’expliquer les particularismes de ces organisations en relation avec les besoins et les attentes qui lui sont spécifiques et qui évoluent dans le temps.

Le groupe Afnor et le CRC de Mines ParisTech, dans le cadre d’une convention CIFRE, ont initié un travail conjoint de recherche dont l’un des objectifs est la mise en évidence des mesures de réduction de la vulnérabilité des PE adaptées en fonction de la configuration et des ressources de l’entreprise considérée. Dans ce but, l’analyse repose sur l’établissement et la validation d’un modèle de vulnérabilité spécifique aux PE. La prise en considération des interactions que l’entreprise entretient avec son environnement est aussi considérée. Il convient enfin de caractériser les conséquences sur l’activité et l’organisation de l’entreprise de la survenance d’un événement indésirable. La nature des conséquences est donc étudiée en utilisant une typologie assurantielle des dommages (dommages aux biens, engagement de la responsabilité, dommage au personnel, perte d’exploitation) qui est complétée par la mise en évidence de l’impact sur l’activité de l’entreprise ainsi que par les pertes financières engendrées.

Le travail de modélisation est à ce jour très largement avancé. La transposition des modèles de vulnérabilité en une ingénierie est en cours. Au terme de cet effort de conception et de développement d’outils de gestion, une série d’expérimentations auprès d’un panel représentatif d’entreprises sera conduite et évaluée.

 


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