La prévention des risques professionnels dans les industries extractives

Les principaux risques générés par les industries extractives (carrières, ardoisières, gravières, sablières, grésières, ballastières, marbrières, plâtrières...) confèrent à ces activités une forte dangerosité. Ce dossier ne traite pas des risques spécifiques des mines souterraines dont l'exploitation est devenue marginale en France, et ne porte que sur l'exploitation des carrières à ciel ouvert.

La prévention des risques professionnels dans les industries extractives

Les principaux risques générés par les industries extractives (carrières de roches ou granulats, ardoisières, gravières, sablières, grésières, ballastières, marbrières, plâtrières...) confèrent à ces activités une forte dangerosité :
- utilisation d'engins dangereux par leur taille, leur puissance et leur mobilité, de convoyeurs à bande,
- déplacements de travailleurs à pied et mouvements des camions responsables de collisions entre véhicules et heurts avec des personnes ou des obstacles, de chutes de charges, provoquant des traumatismes pouvant être graves voire mortels,
- grande quantité de poussières en suspension,
- nuisances sonores importantes (concassage, tir de mines...),
- projections et éboulements de roches,
- chutes depuis des gradins, noyades dans les bassins, ensevelissements dans les silos, trémies...
- stocks importants de carburants et d'explosifs,
- Travail aux intempéries (chaleur, soleil, froid, vent, givre, pluie).
Ce dossier ne traite pas des risques spécifiques des mines souterraines (charbon, fer et autres minerais métalliques) dont l'exploitation est devenue marginale en France, et ne porte donc que sur l'exploitation des carrières à ciel ouvert.
Par des mesures de prévention collectives appropriées, on peut réduire toutes ces expositions et diminuer fortement les risques professionnels dans les carrières.
De plus, le travail dans les industries extractives exige que soient respectées scrupuleusement les consignes sur les moyens de protection individuelle (port du casque, gants, gilet de signalisation à haute visibilité et de flottaison, chaussures et masque de protection...).
Par ailleurs les mesures de formation à la sécurité et d'information sont indispensables, particulièrement en ce qui concerne la conduite d'engins.

Les principaux risques dans les industries extractives

L'extraction massive de roches calcaires et argileuses est nécessaire pour la fabrication de ciment utilisé comme liant hydraulique avec des matériaux siliceux (sable, gravier de rivière) extraits des sablières et gravières pour la fabrication de béton, mortier, parpaings...Cette extraction de matériaux est essentielle dans la construction de bâtiments ou d'ouvrages d'art. Le bâtiment utilise aussi pour les cloisons de grandes quantités de plâtre (carbonate et sulfate de calcium), fabriqué à partir de l'extraction du gypse, des tuiles en ardoise pour la couverture des toits, des pierres de taille et du grès.
Le revêtement routier est aussi un grand consommateur de granulats concassés (gravillons et grave routière) de taille variable utilisés notamment dans les enrobés liés avec du bitume. Le ballast des voies ferrées utilise aussi beaucoup de roches concassées.
Les pierres décoratives ou ornementales sont également l'objet d'extraction, comme le marbre, le granite, notamment pour les monuments funéraires.
La silice est un des minéraux les plus courants et on la trouve dans presque toutes les carrières (granulats, pierre de taille, ardoisières, grésières, sablières...) mais aussi sous forme de silicates cristallins (kaolin, talc).
Les industries extractives utilisent des engins lourds (pelle hydraulique, chargeur, dumper, drague, dragline, excavateur à roue-pelle) et des convoyeurs à bande pour les travaux d'extraction, de chargement et de transport des matériaux de carrière, roches massives et roches meubles.

  • Les risques liés aux engins et à la circulation sur le site
    Un trafic intense de gros poids lourds, des engins d'extraction et/ou de chargement (dumpers, pelles, chargeuses) sur roues ou sur chenilles, impressionnants par leur taille, leur puissance et leur mobilité, déplaçant et transportant d'énormes quantités de matériaux, sont générateurs de risques importants : l'utilisation et le déplacement des engins dans les industries extractives sont intrinsèquement dangereuses, du fait des énergies cinétiques élevées mises en œuvre (fonction de la masse et de la vitesse au carré), générant potentiellement des accidents graves.
    Les dangers concernent non seulement les conducteurs d'engins mais également tous les carriers qui se trouvent à proximité, qui peuvent être heurtés par l'engin ou sa charge du fait de l'inattention, du manque de visibilité, ...
    Les situations à risques tiennent aux voies de circulation (largeur et la géométrie de la voie, signalisation, assise du sol...) aux camions et engins (état des freins, pneumatiques, direction, éclairage, avertisseurs sonores ou lumineux ...), à l'organisation des flux circulatoires et aux comportements humains (précipitation, stress, indiscipline, alcool) : tous ces facteurs agissent de façon autonome mais aussi inter-dépendamment, multipliant les possibilités d'accident.
    La circulation sur le site est constituée de multiples flux dont la superposition, les interférences et la confusion entre piétons, engins et autres véhicules très différents (quant à leur vitesse, gabarit, manœuvrabilité) entrainent des possibilités d'accidents de toute origine, lors des croisements, manœuvres sur les différents espaces du site (fronts, pistes...).
    - L'exposition quotidienne du conducteur aux vibrations transmises à l'ensemble du corps, les manœuvres de l'engin sont préjudiciables à sa santé : les risques d'atteintes du rachis par les vibrations avec des troubles vertébraux sont provoqués par les forces compressives et de cisaillement répétées principalement aux jonctions dorsolombaires et lombo-sacrées. Il en résulte des lombalgies, cruralgies, cervicalgies, sciatiques par hernie discale ... Ce risque est majoré chez les conducteurs d'engins qui restent assis pendant longtemps sur leur siège et par les nombreuses contraintes posturales dues au travail sur sol accidenté. On observe aussi des risques ostéo-articulaires des membres supérieurs concernant les tendinites du coude, des poignets et des tendinopathies de l'épaule.
    - Dans les fouilles de tranchées, même de faible profondeur, les risques d'éboulement peuvent provoquer l'effondrement de l'engin au bas du talus.
    - En terrain très accidenté, certains engins risquent de se renverser.
    - Le danger de collision avec d'autres engins dans la même zone de travail est possible.
    - Le déplacement des engins sur le site peut générer des risques de heurts avec les travailleurs à pied.
    - Des blessures peuvent être occasionnées par les godets ou les lames ou par les câbles ou les sangles d'arrimage, par la manutention lourde de patins de calage, de pièces détachées...
    - Traumatismes suite à une chute lors de la descente de l'engin (entorses...).
    - Projection en roulant de corps étrangers dans les yeux des carriers du fait d'un environnement particulièrement caillouteux et poussiéreux.
  • Les risques liés aux convoyeurs à bande
    Les possibilités d'accès aux différentes zones dangereuses des convoyeurs à bande, conçus pour le transport en continu sur un itinéraire prédéterminé de plusieurs centaines de mètres, notamment au cours d'interventions de maintenance (nettoyage sous le convoyeur, déblocages, débourrages, ...) génèrent des accidents pouvant être graves, du fait des éléments mobiles ou de la courroie transporteuse et des déplacements des charges (chute du matériau transporté...).
    Les dommages peuvent être dus au cisaillement et à l'écrasement entre la charge et une partie fixe.ou aussi résulter de la chute de la charge ou d'un choc avec la charge. Des risques mécaniques de happement, de coincement, d'enroulement existent notamment pour les travailleurs chargés de la maintenance, avec la possibilité que des parties du corps et/ou des vêtements soient entraînés par les convoyeurs en marche au contact des organes tournants (rouleaux...).
    Ces dangers sont présents par exemple lorsque les carriers essayent de débloquer le bourrage des mécanismes (enlèvement d'une accumulation) lors d'un incident de fonctionnement avec l'installation encore en mouvement ou démarrant inopinément.

  • Risques liés au travail en extérieur
    Le travail en extérieur conduit les carriers à être exposés aux ultraviolets (UV), aux intempéries, au froid ou à la chaleur, et à l'humidité. Ces conditions climatiques variables (gel, chaleur, pluie, vent) accentuent les risques liés aux postures de travail contraignantes et ne permettent pas de travailler en toute sécurité.
    L'exposition fréquente aux UV, surtout torse nu, peut être responsable de cancers de la peau, d'ophtalmies (brûlure de la cornée) particulièrement en altitude, et, en tout cas, d'érythème solaire (coup de soleil).
    Les problèmes de santé dus à la chaleur et à l'action prolongée du rayonnement solaire sur la tête (effets de l'insolation, de la déshydratation...) génèrent des risques de malaise général, de crampes musculaires, de pertes de connaissance, qui peuvent être vitaux dans les cas extrêmes (coup de chaleur). Indirectement, le travail par fortes chaleurs augmente aussi les risques d'accidents du travail par la fatigue, la sudation, la diminution de la vigilance.
    Pour des travaux en extérieur, le risque lié au froid est accru par une exposition au vent (refroidissement éolien) et à l'humidité. Le refroidissement des parties du corps peut provoquer des engelures, lésions cutanées qui deviennent rouge violacées, douloureuses, avec des crevasses et/ou des phlyctènes. Les mains et les pieds (surtout doigts ou orteils) ont tendance à se refroidir plus rapidement que le torse : l'exposition au froid est susceptible de déclencher le syndrome de Raynaud (doigts blancs et douloureux par vasoconstriction). Comme pour la chaleur, le froid entraine des risques indirects, favorisés par la diminution de la dextérité due au refroidissement des extrémités, à la diminution des performances musculaires et à l'incapacité à effectuer des mouvements fins. La vigilance mentale est également réduite en raison de l'inconfort causé par le froid.
    Enfin, des glissades liés aux déplacements des carriers sur des sols boueux, verglacés peuvent engendrer des chutes de plain-pied, sources de plaies, fractures et entorses.

  • Risques liés aux poussières
    Les poussières, particules minérales solides en suspension dans l'air, sont produites dans les carrières en continu et à tous les points du traitement : chargement, concassage, criblage, roulage des camions, tirs de mines, ..., et, par temps sec, ensoleillé et/ou venté, ce phénomène est accentué.

    Les poussières constituent la principale source de pollution de l'air lors de l'exploitation des carrières. Elles sont occasionnées par le transport et le traitement des matériaux et, dans le cas de carrières de roches massives, par le forage des trous de mine et l'abattage de la roche. Les émissions de poussières ont des conséquences sur la santé des carriers, plus ou moins graves selon la climatologie du secteur, la topographie et la granulométrie et la nature des particules aéroportées (friabilité, siccité, composition chimique de la roche).

    - La circulation des engins est un facteur prépondérant de l'empoussièrement général de l'ensemble du site, surtout avec des pistes en mauvais état.
    - La chute des granulats de l'extrémité du convoyeur sur leur point de stockage, ou à leur alimentation sur le tapis du transporteur crée un envol de poussières.
    - L'utilisation d'une verse, pour faire descendre les matériaux jusqu'au carreau, crée des poussières du fait de tous les matériaux en mouvement.
    - L'exploitation des roches massives est réalisée à l'aide de tirs de mines : le forage des trous destinés à recevoir les mines et l'abattage du matériau à l'aide d'explosifs introduits dans les trous forés produisent une fragmentation importante de la roche avec un nuage de poussières.
    - Les opérations de concassage par fragmentation des matériaux bruts dans différents concasseurs et broyeurs libèrent des particules fines de toutes granulométries en importantes quantités.
    - Le criblage met aussi en suspension dans l'air beaucoup de poussières lors des vibrations des grilles.
    - Les boues sèches produites après le lavage des granulats peuvent être à l'origine d'envol permanent de poussières.
    - Les matériaux stockés peuvent générer des poussières : trémies restant ouvertes au sommet, remplissage du silo, ...
    - La chute des matériaux depuis l'engin de chargement pour l'expédition dans le véhicule de transport (benne, wagon, barge) est une source d'envol de poussières d'autant plus que les matériaux manipulés sont alors fins et secs.

    Lorsque des particules de poussière irritantes se logent dans le nez, elles peuvent causer une rhinite allergique ou une inflammation de la muqueuse nasale.
    Certaines particules très fines réussissent à traverser la cavité nasale et à s'attaquer à la trachée et aux poumons, ou elles engendrent une inflammation des muqueuses de la trachée (trachéite) ou des bronches (bronchite), mais surtout parviennent à atteindre les alvéoles pulmonaires, et s'y accumuler si l'intensité ou la fréquence d'exposition dépasse le seuil d'élimination naturelle du corps par le mucus (biopersistance). Les poumons sont alors constamment exposés aux risques liés à la poussière respirée et l'inhalation excessive de poussière peut causer une pneumopathie.
    La quantité de poussière et les types de particules en cause influent sur la gravité des lésions pulmonaires : la formation d'un tissu fibreux ou cicatriciel peut porter atteinte à la fonction pulmonaire et donne lieu à une affection appelée fibrose (silicose pour les poussières de silice ...). La silice (SiO2) et un minéral très abondant dans l'écorce terrestre, qui existe sous forme libre (cristalline ou amorphe) ou combinée sous forme de silicates de calcium, de magnésium, d'aluminium ... dans les roches sédimentaires (grès...), les roches métamorphiques (ardoise...) ou magmatiques (granite...). Les poussières dangereuses sont celles de la silice cristalline (quartz), la toxicité des silices amorphes étant faible.
    De nombreux matériaux de construction (granite, grès, quartzite, ardoise, ...) extraits dans les carrières renferment de la silice cristalline et les postes de travail des carriers sont ainsi particulièrement concernés par l'exposition aux poussières fines de silice.
    Les poussières alvéolaires siliceuses (fraction des poussières inhalables) sont susceptibles de se déposer dans les alvéoles pulmonaires, lorsque la teneur en quartz excède 1 %.
    Le Code du Travail fixe un seuil de danger de concentration de poussières inhalables à ne pas dépasser à 10 mg/m3. Des valeurs limites d'exposition professionnelle VLEP réglementaires contraignantes sont fixées dans le Code du travail (article R. 4412-149 et décret du 10 avril 1997). La concentration moyenne en silice cristalline de l'atmosphère inhalée par un travailleur pendant une journée de travail de 8 heures ne doit pas dépasser 0,1 mg/m3 pour le quartz.

  • Risques acoustiques des carriers
    Les sources de bruits dans les carrières sont nombreuses, créant un environnement constamment bruyant du fait en particulier des opérations de broyage, criblage, tirs de mines, moteurs et avertisseur sonore de recul des engins, rouleaux des convoyeurs... Les niveaux de pression acoustique engendrés par les bruits des broyeurs à leur voisinage peuvent dépasser 110 dB.
    En dehors des atteintes au système auditif (déficit auditif, acouphènes...), le bruit ambiant peut entraîner une gêne ou un stress vecteur de troubles du psychisme et de pathologies qui nuisent non seulement à la santé du travailleur mais aussi à la sécurité de son travail par baisse de vigilance et de dextérité ou de concentration.

  • Les risques liés à la co-activité
    Les risques sont démultipliés lorsque plusieurs intervenants sont amenés à travailler simultanément sur la même carrière. Par exemple, la sous-traitance de la maintenance est externalisée de plus en plus et ainsi la gestion de la sécurité doit être partagée, concertée entre les entreprises intervenantes et le chef de carrière pour limiter les risques de « co-activité ».
    La formalisation des relations est plus complexe lorsque des travaux sur site sont effectués par une entreprise extérieure, en particulier lorsqu'elle est nouvelle ou qu'elle intervient occasionnellement, ou avec des travailleurs intérimaires (difficultés de transmission des informations, indisponibilité de l'encadrement pour l'information, manque d'expérience des travailleurs...). Les responsabilités en matière de sécurité peuvent devenir floues : interactions, malentendus, incompréhensions entre entreprises nuisent à la sécurité.

  • Les risques des piétons
    Les piétons encourent des risques particuliers :
    - chutes de pierres ou de sable,
    - chutes depuis des gradins, du haut des fronts de taille ou des berges instables des bassins de décantation ou de récupération des eaux pluviales,
    - accidents dans une zone de manœuvre ou de circulation de véhicules, lors d'activités concomitantes de piétons, de véhicules et d'engins autour des bascules, des concasseurs...,
    - chutes de hauteur lors du bâchage et débâchage manuel des camions : il faut monter sur la benne et tirer et rouler la bâche dans une position d'équilibre inconfortable.
    - risque de noyade lors des travaux d'extraction par déroctage ou dragage en fleuve, rivière ou plan d'eau
    - risques d'enlisement ou d'ensevelissement (bassins de décantation, silos, trémies).

  • Les risques d'incendie et d'explosion
    Les importants stocks d'hydrocarbures pour alimenter les engins très consommateurs de carburant et les stockages d'explosifs sont la source de graves risques d'incendie et d'explosion. Les opérations de ravitaillement sont aussi dangereuses. De plus, des fuites des réservoirs ne sont pas à exclure. Il existe aussi des dangers liés à des produits explosifs détériorés ou périmés.
    Les principales conséquences dangereuses consécutives à l'explosion ou à l'incendie sont les traumatismes liés au blast, et les brûlures.

    - Traumatisme acoustique aigu : rupture tympanique et éventuellement lésions des os (blast), souvent réversible, sauf si l'intensité du bruit a détruit des cellules de la cochlée.

    - Brulures cutanées, de degré variable mais souvent sévères avec les feux d'hydrocarbures.

Les mesures de prévention des risques dans les industries extractives

Les carrières doivent faire l'objet d'une analyse poussée des risques pour permettre la rédaction du Document Unique de Sécurité (Décret du 5 novembre 2001) en appréciant à la fois l'environnement matériel et technique (outils, machines, produits utilisés) et l'efficacité des moyens de protection existants et de leur utilisation selon les postes de travail.
Les analyses de risques sont confiées à des spécialistes de la sécurité au travail (hygiéniste, ingénieur sécurité). Les rapports d'intervention et de maintenance seront aussi intégrés à la documentation de sécurité au travail de l'entreprise et communiquées au médecin du travail et au CHSCT.
Les salariés doivent être aussi informés à propos des engins dangereux mis en œuvre et formés aux pratiques professionnelles sécuritaires.
La prévention la plus efficace est la prévention primaire avec la mise en place de procédés, l'emploi de matériels ou de machines supprimant ou limitant au maximum les impacts, par de très faibles rejets atmosphériques, par de bas niveaux sonores...
La prévention collective implique l'utilisation de systèmes isolés et automatisés et de dispositifs mécaniques comme l'extraction de poussières qui permettent de réduire l'exposition des travailleurs.
Enfin, le port d'équipement de protection individuel (combinaison de travail, gants, casque, chaussures et lunettes de protection, masques...) est obligatoire pour réduire le risque d'exposition non totalement éliminé par les mesures de protection collectives, ainsi que la présence d'installations et de matériel de premier secours.

  • Des conditions de circulation adéquates
    Des règles de circulation adéquates sont indispensables pour diminuer les risques liés à la circulation des engins : il faut prendre une série de mesures préventives, ayant trait à la prévention organisationnelle (plan de circulation, règles et procédures...), technique (aménagement des voies, entretien des engins, signalétique...).
- L'établissement d'un plan de circulation permet de déterminer le tracé des trajets effectués et leurs itinéraires et de lister les moyens de transport des matériaux et de déplacement des personnes : définir pour chaque type de véhicule les lieux de circulation et les voies autorisées, réglementer les accès à certaines zones... Cela permet d'identifier les zones critiques des circulations (croisements multiples, ...), de prévoir des voies de décélération, d'accélération et ronds points giratoire, les zones de stationnement, l'emplacement des aires de chargement/déchargement, les zones interdites ou réservées à certains véhicules etc.
Le plan de circulation est à la fois un outil technique qui permet une vision globale de la circulation dans l'entreprise, mais aussi un outil d'information auprès du personnel, des entreprises extérieures amenées à intervenir à l'intérieur de l'entreprise (sous-traitants, maintenance ...). Ce plan doit être affiché à l'entrée.
- Séparation des flux de circulation
La limitation du nombre de collisions passe par la diminution de leur probabilité : séparation (infrastructure et marquage) entre piétons et véhicules par des cheminements dédiés pour les différents moyens de transport, passages piétons spécialement aménagés et protégés (chaines, rambardes de sécurité, enrochements...).
En règle générale, il convient de dissocier les voies et les usages (aménagement des espaces de bâchage distincts des quais de chargement par exemple).
- L'entretien des pistes
Des pistes mal entretenues entraînent des secousses et des heurts (ornières...), une émission de poussières excessive :
      • réglementation de la vitesse des engins et la surveillance de son respect permet de limiter les envols de poussières tout en réduisant les risques d'accidents de la circulation,
      • nettoyage et l'entretien des pistes et des voies d'accès avec un revêtement au sol à la résistance adaptée aux sollicitations, sans trous, non dérapant, par l'enrobage des voies permanentes, le recouvrement des pistes par des graviers pour drainer les eaux et éviter la formation de boues, le traitement de surface (de durée limitée) avec des produits hygrophiles (paillettes de chlorure de calcium ou émulsions à base de polymères).
      • aménagement des pentes des pistes de manière à ce que la liaison entre le terrain naturel et le fond de fouille soit inférieure à 20 %.
- La signalétique de circulation
Des pictogrammes de signalisation ou panneaux permettent d'aménager des cheminements sécurisés en attirant l'attention ou en signalant un danger spécifique à certains endroits (repérage des obstacles, des bords des fronts d'exploitation ...). L'efficacité de la signalisation dépend de son emplacement et doit être visible soit à l'accès à une zone pour un risque général, soit à proximité immédiate d'un risque déterminé ou d'un objet (poteau, tuyauterie...) à signaler. Une signalétique redondante ou excessive est à proscrire (Ex : nombre excessif de panneaux à proximité immédiate les uns des autres, signal lumineux à proximité d'une autre émission lumineuse,....).
  • Ergonomie des engins
    - Sécurisation de l'accès et de la cabine : marchepied antidérapant et échelle d'accès complétée par des poignées ou des mains courantes.
    - Cabine insonorisée et climatisée.
    - Poste de conduite ergonomique avec siège adapté.
    - Entretien régulier de l'engin : les engins doivent faire l'objet de vérifications annuelles consignées sur le registre de sécurité. La présence et le bon fonctionnement des équipements de sécurité des véhicules et engins est indispensable : éclairage, avertisseur sonore et/ou lumineux de recul, freins, pneumatiques, direction, moyens de calage, rétroviseurs.

  • Dispositifs de protection et de sécurité des convoyeurs à bande
    Il s'agit d'établir une distance de sécurité vise à empêcher un travailleur de toucher les éléments du convoyeur qui représentent un danger, en installant des protecteurs fixes de maintien à distance, d'angle rentrant, enveloppant les rouleaux ou les poulies et courroies, munis d'inter-verrouillage...
    Les procédures de consignation doivent être respectées pour les travaux de maintenance, particulièrement pour ces installations de très grande longueur : sinon, de nombreux accidents surviennent suite à une mise en fonctionnement alors qu'une intervention est en cours. Il s'agit d'éviter une mise en route intempestive du convoyeur. Tout organe qui permet la séparation du convoyeur de sa source d'énergie doit être immobilisé en position de sécurité par mise en place de verrouillage physique (cadenassage...). La condamnation doit toujours être signalée par affichage pour information claire et permanente de la réalisation de la condamnation (étiquettes de consignation...)

  • Dispositifs de sécurité et anti-bruit des machines
    - Dispositifs de sécurité des machines :
    Toute machine doit porter les avertissements, signalisations et dispositifs d'alerte indispensables pour assurer la sécurité des travailleurs afin de supprimer ou réduire au minimum les risques de coupure, d'entraînement, d'écrasement, de cisaillement causés par les éléments exerçant une action directe sur la matière. Cette identification doit être réalisées par des pictogrammes et couleurs normalisées. Les éléments de travail doivent être disposés, protégés, commandés ou équipés de façon telle que les opérateurs ne puissent atteindre la zone dangereuse.
    Les panneaux de signalisation seront choisis et disposés de façon à être perçus et compris facilement sans ambiguïté.
    Chaque machine doit être munie d'un ou plusieurs dispositifs d'arrêt d'urgence clairement identifiables, (câble ou barre frontale de protection...) accessibles et en nombre suffisant, permettant d'éviter les situations dangereuses en train de se produire.

    - Dispositifs antibruit
    Les machines et équipements doivent être conçues et fabriquées de façon à ce que les émissions sonores soient réduites au niveau le plus bas possible en application d'une directive européenne 2003/10/CE du 6 février 2003 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à l'exposition des travailleurs aux risques dus aux agents physiques liés au bruit.
    Les machines bruyantes doivent être munies de capots insonorisants et pour réduire les bruits transmis par les sols et les structures, des blocs anti-vibrations peuvent être placés entre la machine et la surface d'appui. Des bardages à l'aide d'isolants acoustiques peuvent confiner l'appareil bruyant (concasseurs notamment).
  • La maitrise de l'empoussièrement
    - Le confinement des appareils
    Le capotage et le bâchage des appareils enferme le lieu d'émission de la poussière et évite qu'elle se disperse dans l'air ambiant : toile sur les cribles, bâchage des convoyeurs et des camions.

    - La ventilation générale et l'aspiration à la source des poussières
    Il est indispensable de limiter dans les bâtiments et autour des machines la quantité de poussières, sans aucune recirculation de l'air pollué, c'est à dire avec évacuation hors du milieu de travail. Pour ce faire, un système de ventilation générale d'une part et locale d'autre part à l'aide de captation à la source doivent impérativement être mises en œuvre.
      • La ventilation générale repose sur une extraction et soufflage de l'air avec un système de collecte par des ventilateurs, avant son rejet à l'atmosphère après épuration dans des filtres : l'air est transporté dans le local par un ventilateur de soufflage et extrait du local par un ventilateur d'évacuation. L'extraction de l'air se fait grâce à un système de collecte par ces ventilateurs, des gaines de diffusion, et un réseau de conduits qui captent et concentrent les poussières et vapeurs jusqu'aux filtres et aux épurateurs qui permettent de nettoyer l'air, puis de l'évacuer à l'extérieur. Les composants aérauliques comme les ventilateurs, les conduits entre autres doivent être accessibles et faciles d'entretien et de nettoyage. En particulier, les réseaux s'encrassent rapidement avec de filtres hors d'usage, une évacuation des condensats obstruée...
      • La ventilation locale repose sur des systèmes de captage des poussières au plus près de leur point d'émission, avant leur dispersion dans le local : hottes ou buses d'aspiration au dessus des appareils, coffrage par une enceinte enveloppant au maximum la source émettrice, foreuse équipée d'un système de dépoussiérage avec récupération....
        La ventilation générale des lieux doit être déterminée en fonction des aspirations locales pour ne pas perturber l'efficacité des captages à la source.
      • avec surveillance régulière de l'atmosphère, pour vérifier l'efficacité des mesures d'aspiration par dosages atmosphériques. Ces analyses métrologiques sont confiées à des spécialistes de la sécurité au travail (hygiéniste, ingénieur sécurité). Les rapports d'analyses, d'intervention et de maintenance seront intégrés à la documentation de sécurité au travail de l'entreprise (Document Unique de Sécurité).
- L'aspersion
L'arrosage des pistes par des citernes mobiles ou préférentiellement par des buses fixes déclenchées manuellement ou automatiquement permet de réduire la remise en suspension des poussières des pistes.
De même, on peut humidifier superficiellement le chargement des camions passant sous un portique, pulvériser de l'eau dans la trémie d'alimentation, ...
Des additifs chimiques mouillants peuvent améliorer l'efficacité en agglomérant les poussières émises, mais cela n'est pas possible avec tous les matériaux et induit le colmatage et l'encrassement fréquent des installations (cribles, bandes transporteuses,...) nécessitant un entretien régulier.
  • La prévention des chutes
    Les risques de chutes, de noyade et/ou d'enlisement sont réduits par des mesures qui interdisent l'accès aux bassins et aux plans d'eau ou au bord du front d'exploitation (clôtures et/ou merlons, panneaux de signalisation).
    Les échelles, plates-formes, passerelles et coursives nécessaires à l'entretien et à la surveillance des installations, doivent être réalisées en matériaux antidérapants. Elles doivent être dotées de plinthes, garde-corps et rambardes de sécurité.
    Les fronts d'exploitation sont exploités de manière à ne pas créer une instabilité majeure, et régulièrement purgés après chaque tir de mine.
    Un système de fermeture du haut de la trémie d'alimentation doit être présente (grille pouvant supporter le poids d'un homme).
    L'accès des piétons aux sites et à certains espaces (fronts, pistes, ...) doit non seulement être réglementé, aménagé et protégé (panneaux, chaine, enrochement, barrières...), mais aussi contrôlé.
    Il convient de privilégier les opérations de bâchage et débâchage effectuées avec des systèmes mécaniques ou motorisés, pour éviter la chute du haut de la benne.

  • La prévention des incendies et des explosions
    Tout brûlage doit être interdit sur le site et il est également interdit de fumer à proximité des aires de stockage des hydrocarbures et des produits explosifs et les opérations de ravitaillement seront effectuées moteur éteint. Il faut stocker les plus faibles quantités de carburants et d'explosifs possibles car le risque d'incident ou d'accident croît avec la durée et le volume de stockage.
    Les mesures concernant les explosifs sont rappelées dans le dossier de prescriptions :
    - les règles de conservation, d'entreposage, de transport et de mise en œuvre des produits explosifs,
    - les dispositions à prendre vis-à-vis des produits explosifs détériorés, suspects ou périmés,
    - les règles relatives à l'évacuation et à la mise à l'abri du personnel et à la garde des issues pendant le tir,
    - la conduite à tenir en cas d'incendie et les règles de traitement des ratés de tirs.
    Les moyens de secours et de lutte contre l'incendie doivent être particulièrement adaptés et régulièrement contrôlés, avec des plans d'évacuation et des exercices d'application fréquents.

  • Un plan de prévention pour la sous-traitance
    La réglementation régissant l'entreprise extérieure est édictée dans le décret de février 1992 (prescriptions particulières d'hygiène et sécurité applicables aux travaux effectués par une entreprise extérieure) et fixe le cadre juridique de la coopération, lors de la préparation de l'intervention de sous-traitance sur site, pour établir les modes opératoires en commun, le plan de prévention avec une analyse partagée des risques, et pour adopter des mesures de prévention dont le chef de carrière assure la coordination générale. Le but est de prévenir les risques liés à l'interférence entre les activités.

  • Le protocole de sécurité des opérations de chargement par un transporteur extérieur
    La prévention des opérations de chargement par un transporteur extérieur passe d'abord par l'évaluation des risques de toutes natures générés par l'opération de transbordement, l'échange d'informations entre les partenaires et la coordination des mesures de prévention entre les entreprises en présence. Les relations, non formalisées, entre transporteur et entreprise d'accueil sont en effet souvent source de dysfonctionnements. Le « protocole de sécurité » écrit est obligatoire dès qu'une entreprise de transport fait pénétrer un véhicule dans une entreprise d'accueil en vue d'une opération de chargement ou de déchargement. Le protocole de sécurité comprend toutes les indications et informations utiles à l'évaluation des risques générés par l'opération et les mesures de prévention et de sécurité qui sont mises en place et qui doivent être observées par les conducteurs des camions.

  • Le respect des règles d'hygiène
    Une bonne tenue des sols des différents locaux d'une carrière par aspiration à l'aide d'un aspirateur industriel adapté avec un filtre absolu qui ne disperse pas les poussières dans l'air ou par un procédé à l'humide (jet d'eau ou système eau/vapeur), est essentielle pour éviter l'accumulation de poussières.
    Des lavabos, postes de rinçage oculaire et des douches de sécurité doivent se trouver à proximité des postes de travail. Celles-ci permettent les mesures d'hygiène générale : lavage des mains fréquent avec moyens adaptés, douche en fin de poste...
    Le personnel doit avoir à sa disposition des vestiaires et des sanitaires correctement équipés et en nombre suffisant. Des vestiaires doubles doivent être mis à la disposition des travailleurs : l'entreposage des tenues de travail doit avoir lieu à l'abri de la poussière (le rangement des tenues de ville et des tenues de travail doit être séparé).
    Des procédures de travail par temps chaud doivent être édictées et respectées de manière à réduire la contrainte thermique : mise à disposition d'eau potable fraîche et absorption en quantité suffisante d'eau et de boissons renfermant des sels minéraux, rythme travail-repos aménagés en zone tempérée.

  • Le port d'équipements de protection individuel adéquat
    Les équipements de protection individuelle sont nécessaires pour réduire le risque d'exposition non totalement éliminé par les mesures de protection collectives précédentes : gants de manutention, vêtements de protection, chaussures de protection et lunettes de sécurité, casque.
    Les chaussures doivent être antidérapantes et pourvues d'une bonne isolation thermique.
    Tout carrier amené à se déplacer sur les pistes et tout conducteur d'engins doit être porteur d'un gilet de haute visibilité.
    La manipulation et l'épandage de certains de ces produits nécessite le port de gants adaptés au produit chimique. Une mesure de prévention comme le port d'une ceinture de maintien lombaire, peut permettre d'éviter ou de limiter l'apparition des lombalgies chez les conducteurs d'engins (qui sont reconnues comme maladies professionnelles).
    Des lunettes de protection avec filtres pour l'ultraviolet assurent une protection oculaire, à utiliser en particulier sur plan d'eau ou en altitude.
    En cas d'urgence ou pour des travaux exceptionnels d'entretien de courte durée, si les systèmes de ventilation ou d'aspiration ne suffisent pas à empêcher l'accumulation de poussières, un appareil de protection respiratoire adéquat doit être fourni pour éviter l'exposition à une concentration élevée : masque anti-poussière FFP2 ou à cartouche FFP3 avec un filtre adapté, selon le niveau de l'empoussièrement.
    Les travailleurs exposés au risque de chute dans l'eau doivent disposer des équipements de protection individuelle de flottaison (gilet de sauvetage, plastron...) et de moyens de secours (bouées).
    De même, des protections auditives peuvent être recommandées pour compléter les mesures collectives qui s'avéreraient insuffisamment efficaces.

    Des postes de rinçage oculaire et les douches de sécurité doivent se trouver à proximité des postes de travail pour ôter les projections de poussières ou autres corps étrangers dans les yeux.

  • La surveillance médicale
    Pour les travailleurs exposés à la poussière, il faut réaliser des visites médicales régulières :
- Tests respiratoires (spiromètre) à l'embauche pour détecter une déficience des fonctions pulmonaires et tous les 2 ans pour dépister l'apparition des troubles respiratoires.
- Radiographie thoracique si nécessaire, épreuves fonctionnelles respiratoires (EFR) conseillées,
- Il faut établir en collaboration avec le Médecin du Travail, une fiche individuelle d'exposition par salarié et tenir à jour une liste du personnel exposé.
  • La formation et l'information du personnel
    La formation, par un organisme agréé, sur les dangers du travail en carrière et sur les moyens de se protéger, est indispensable : par exemple, informer sur le risque potentiel de maladies pulmonaires et sur les moyens de les prévenir, savoir utiliser les E.P.I adéquats, formation aux premiers secours et incendie, formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique) ...

    Plus particulièrement,
    • Pour la conduite d'engins :
      - Les mesures de formation relative à l'utilisation des équipements de travail mobiles automoteurs (Code du Travail R.223-13-19) impose une obligation de formation au personnel susceptible de les conduire et une aptitude médicale. Le Code du travail fait obligation de délivrer une autorisation de conduite au personnel pour tous les engins de chantier mobiles à conducteur porté : en effet, le chef d'établissement doit se conformer aux obligations en matière de contrôle de connaissances et savoir-faire du conducteur pour la conduite en sécurité (art R 233-13-19).
      La délivrance d'autorisation de conduite est conditionnée par la réussite au test d'évaluation, sanctionnée par le Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécurité (CACES). Ces contrôles sont réalisés par des testeurs qui appartiennent à des organismes agrées ; la qualification de ces organismes et le contrôle de leurs prestations sont confiés à des organismes conventionnés par la CNAMTS et accrédités par le COFRAC.
      L'activité de conducteur d'engins de carrière nécessite une formation spécifique pour chaque type de machine et c'est pourquoi il existe différents types de CACES.
      Des stages de perfectionnement à la conduite permettent de maintenir les aptitudes à bon niveau.

      - Les mesures de sensibilisation aux risques de circulation

      Des techniques d'animation sont utilisées pour amener un groupe d'opérateurs à travailler sur des cas concrets d'accidents de circulation survenus sur le site et à identifier les bonnes pratiques qui auraient pu les éviter pour permettre à chacun des membres du groupe de travail d'être sensibilisé personnellement à la sécurité, de prendre conscience, exemples à l'appui, des conséquences résultant de l'absence de mesures de prévention adéquates.

      On peut aussi utiliser l'arbre des causes qui est une méthode d'analyse a posteriori d'un accident, pour en obtenir une description objective, reconstituer le processus accidentel, en identifiant tous les facteurs et leurs relations ayant concouru à sa survenance, de façon à proposer des mesures de prévention pour qu'il ne se reproduise pas et alimenter ainsi le processus de retour d'expérience. Au-delà de son apport à l'adoption de mesures préventives, la méthode de l'arbre des causes est un outil pédagogique très efficace pour la formation et la sensibilisation à la sécurité.
      La formation à cette méthode est courte et, de la sorte, peut être dispensée aisément à de nombreux salariés, dont les membres du CHSCT.

    • Pour le personnel de la sous-traitance :
      La formation immédiate et la sensibilisation rapide à la sécurité spécifique au site est fondamentale pour un salarié de la sous-traitance afin qu'il adapte tout de suite son comportement, ses modes opératoires et sa protection individuelle face aux risques de l'entreprise et aux risques du poste de travail. Cette formation doit être dispensée de manière systématique aux salariés mis à disposition par une entreprise sous-traitante, lors de leur accueil sur la carrière. Cette formation d'accueil est imposée par la législation, dispensée sur les lieux de travail et pendant le temps de travail.


Règlement Général des Industries Extractives (RGIE) : Principaux textes relatifs à la prévention applicables aux carrières (25 titres).
Outre le RGIE, d'autres textes relatifs à la prévention sont susceptibles de s'appliquer aux carrières. Ils sont publiés au Journal Officiel sous le Règlement Général des Carrières ou RGCa.


Juillet 2012