La prévention des risques professionnels des façadiers

La réalisation d'enduits de façade sur des bâtiments impliquent l'utilisation de machines bruyantes (compresseur, malaxeur, ...), d'échafaudages avec risques de chutes de hauteur, de procédés (sablage...) émettant des poussières nocives et de produits chimiques (solvants, bases, acides...) dangereux pour les façadiers...

La prévention des risques professionnels des façadiers

La réalisation d'enduits de façade sur des bâtiments en travaux neufs ou en rénovation, comporte plusieurs étapes : la protection des murs par l'application d'un enduit est précédée en cas de rénovation d'un ravalement, nettoyage et décapage de la façade. Ces travaux impliquent l'utilisation de machines bruyantes (compresseur, malaxeur, ...), d'échafaudages avec risques de chutes de hauteur, de procédés (sablage...) émettant des poussières nocives et de produits chimiques (solvants, bases, acides...) dangereux pour les façadiers.
De plus, les travaux des façadiers exposent aussi ce métier à de nombreux autres risques communs à ceux du BTP : l'activité s'exerce toujours à l'extérieur, donc au froid ou à la canicule, exposée aux rayons ultra-violets et au vent..., exige de soulever fréquemment de lourdes charges avec des postures de travail contraignantes.
La prévention des risques du métier de façadier passe d'abord par une réflexion en amont sur l'organisation du chantier et sur son installation, le respect des normes de sécurité des échafaudages et des bonnes pratiques et gestes professionnels, de la mise en œuvre et de la bonne utilisation des équipements de levage et de travail en hauteur, l'utilisation d'aides à la manutention, et le choix des produits et procédés les moins toxiques...

A ces mesures de prévention collective, s'ajoutent le port impératif d'équipements de protection individuelle adaptés (combinaison de travail, masques de protection contre la poussière, gants et chaussures et lunettes de sécurité, port du casque, etc.) et une formation continue à la sécurité du travail.

Les principaux risques des façadiers

L'enduit appliqué sur la façade à une fonction de protection contre l'eau et les chocs thermiques, et une fonction esthétique : c'est la tache du façadier enduiseur ou crépisseur.
Pour les bâtiments anciens, il convient avant de ravaler, c'est-à-dire nettoyer et remettre en état le mur de façade : c'est la tache du façadier ravaleur ragréeur.
L'activité de ravalement est en constante progression pour maintenir en bon état les façades des immeubles, menacées par la pollution atmosphérique et biologique...pour des raisons de propreté et d'étanchéité.
- Le façadier enduiseur utilise un appareil malaxeur d'enduit sec et d'eau qui conduit cette préparation sous pression jusqu'à la lance de projection du lancier qui enduit la façade depuis un échafaudage ou une nacelle. Puis un autre façadier lisse le mur avec une règle de plâtrier, un couteau ou palette à enduire, une taloche selon le type de finition. Le pistolet à crépir pneumatique est utilisé pour l'application de gros enduits ou mortiers.
- Le façadier ravaleur effectue la préparation et le nettoyage des supports par sablage, lessivage, gommage, grattage ou dépose de l'ancien crépis, assure la restauration du parement, le piochage des parties fissurées, le rejointoiement avec du mortier... Le nettoyage, le décapage des façades s'effectuent avec différentes techniques selon la nature des supports : traitements chimiques, mécaniques ou thermiques.
- Le travail des façadiers se fait en grande partie à l'extérieur et sur échafaudage, avec l'utilisation massive de produits chimiques détergents, décapants, caustiques, corrosifs et dans un empoussièrement fréquent (poussières de silice du sablage, de ciment...).
  • Risques physiques et liés aux manutentions
    Les postures de travail contraignantes (torsions, position accroupie, travail à genoux, bras tendus ou en l'air...), des charges lourdes manutentionnées toute la journée (manipulation des sacs, d'éléments métalliques d'échafaudage, de bastaings, de futs de solvants, de seaux d'eau ...), des gestes répétitifs, entrainent des troubles musculo-squelettiques très fréquents à l'origine de nombreux accidents du travail. De plus, les vibrations transmises aux bras et aux mains par l'outillage portatif (marteau piqueur, ponceuse de façade, pistolets du jet haute pression ou de projection pneumatique...) viennent aggraver l'exposition à ces risques (tendinopathie de la coiffe des rotateurs de l'épaule, épicondylite et épitrochléite du coude, syndrome du canal carpien du poignet).
    Les conditions habituelles d'utilisation des jets HP se caractérisent par une lourde charge physique : la pression et le débit élevés nécessitent de compenser continuellement l'effet de recul du pistolet, l'effort pour maintenir l'accessoire de projection et pour actionner l'organe de commande est permanent, les postures peuvent se révéler contraignantes dans un espace de travail restreint, de plus, il y a le risque de fouettement par rupture de flexible.
    Des aides à la manutention indisponibles (par exemple basculement manuel du malaxeur plein dans la cuve de projection) ou insuffisantes contribuent largement à la pénibilité physique et à la survenue de lésions articulaires et de lombalgies d'effort.
    Les lésions de la colonne vertébrale, les douleurs des poignets, des épaules, etc., ainsi que les traumatismes aux genoux et aux chevilles sont particulièrement fréquents chez les façadiers.
    La manipulation d'outils coupants pour ouvrir les sacs (cutters, ...) peut entrainer des blessures des mains ; le ponçage, le piquetage au burin peut provoquer des projections de corps étrangers dans les yeux.

  • Risques liés aux chutes
    Les déplacements en hauteur, sur échelles ou échafaudages, sont inhérents au métier, de même que l'utilisation de plateformes sur tréteaux, d'escabeaux... La difficile montée des tuyaux en haut de l'échafaudage etc. entraîne des risques de chute de hauteur depuis les plateformes de travail, risque accru en façade par le poids des matériaux manutentionnés et la posture de travail adoptée.
    Ils sont provoqués par :
- le montage et démontage non conformes aux règles de sécurité des moyens de protection collective (filets de sécurité, points d'ancrage, lignes de vie...),
- des échafaudages inadaptés, mal stabilisés, mal ancrés,
- des plateformes surchargées et encombrées,
- l'absence d'accès sécurisés, de garde-corps, de protections périphériques des plans de travail,
- l'effondrement de la structure porteuse en construction ou en utilisation,
- la mauvaise utilisation des échelles mal entretenues, mal placées et/ou mal fixées, entrainant leur glissement ou renversement,
- l'action de sauter à terre pour descendre.
En particulier, le passage, entre un moyen d'accès et des plateformes, planchers ou passerelles, crée des risques de chute.
Dans les travaux de façadier, les chutes de hauteur représentent une part importante des accidents graves : les lésions causées par ces chutes sont habituellement des traumatismes crâniens, des fractures du bassin ou de membres, ...), exigeant de longues périodes de traitement et de convalescence, avec des séquelles pouvant être importantes, et dans certains cas, il s'agit d'accidents du travail mortels.
Par ailleurs, les déplacements fréquents sur le chantier sur un sol inégal, encombré, ou glissant, induisent de nombreux risques de plaies et hématomes, fractures et entorses dues aux chutes de plain-pied, traumatismes crâniens et écrasements des membres en raison de la chute d'objets ou de matériaux des échafaudages.
  • Risques liés au travail en extérieur
    Le travail en extérieur conduit les façadiers à être exposés aux ultraviolets (UV), aux intempéries, au froid ou à la chaleur, et à l'humidité. Ces conditions climatiques variables (gel, chaleur, pluie) accentuent les risques liés aux postures de travail contraignantes et ne permettent pas de travailler en toute sécurité (orage, vents violents, sols verglacés...).
    L'exposition fréquente aux UV, surtout torse nu, peut être responsable de cancers de la peau, d'ophtalmies (brûlure de la cornée) particulièrement en altitude, et, en tout cas, d'érythème solaire (coup de soleil).
    Les problèmes de santé dus à la chaleur et à l'action prolongée du rayonnement solaire sur la tête (effets de l'insolation, de la déshydratation...) génèrent des risques de malaise général, de crampes musculaires, de pertes de connaissance, qui peuvent être vitaux dans les cas extrêmes (coup de chaleur). Indirectement, le travail par fortes chaleurs augmente aussi les risques d'accidents du travail par la fatigue, la sudation, la diminution de la vigilance.
    Pour des travaux en extérieur, le risque lié au froid est accru par une exposition au vent (refroidissement éolien) et à l'humidité. Le refroidissement des parties du corps peut provoquer des engelures, lésions cutanées qui deviennent rouge violacées, douloureuses, avec des crevasses et/ou des phlyctènes. Les mains et les pieds (surtout doigts ou orteils) ont tendance à se refroidir plus rapidement que le torse : l'exposition au froid est susceptible de déclencher le syndrome de Raynaud (doigts blancs et douloureux par vasoconstriction). Comme pour la chaleur, le froid entraine des risques indirects, favorisés par la diminution de la dextérité due au refroidissement des extrémités, à la diminution des performances musculaires et à l'incapacité à effectuer des mouvements fins. La vigilance mentale est également réduite en raison de l'inconfort causé par le froid.

  • Risques chimiques
    Le décapage chimique implique le plus fort risque d'intoxication, mais les procédés de décapage mécanique et thermique peuvent aussi créer des nuisances chimiques.
    La présence de plomb et d'amiante lors d'interventions sur peinture ancienne ou sur crépis implique la mise en œuvre de mesures de prévention et des protections spécifiques et réglementées.
    - Les risques du décapage chimique
    Le décapage chimique est utilisé pour décaper les peintures des bois et métaux (portes, volets, balustrades...), les bétons, les pierres et retirer des surfaces les moisissures, lichens et autres microorganismes des revêtements des façades : détergents des lessives, solvants pour les peintures, bases soude et potasse pour les pierres et peintures, eau de Javel, acides chlorhydrique, fluorhydrique... pour les bétons et métaux inoxydables. Ces produits existent en poudre, sous forme liquide ou pâteuse ou gélatineuse et s'appliquent à la brosse, au rouleau, par pulvérisation et après action des produits chimiques plus ou moins longue, on procède au grattage et au rinçage à l'eau sous haute pression. Il y a un risque d'exposition au risque chimique lors de chacune des étapes d'application, de grattage et de rinçage.
    Lors de l'inhalation de Composés Organiques Volatils(COV) des solvants, ceux-ci pénètrent dans les poumons et passent directement dans le sang, puis dans le cœur et le cerveau. Les COV affectent des organes cibles divers : irritations des yeux et de la gorge, des organes respiratoires (rhinites, asthme...), troubles cardiaques, digestifs (nausées, lésions du foie et des reins en cas d'exposition prolongée ...), du système nerveux, maux de tête,...
    La technique de mise en œuvre qui génère le plus de COV est la pulvérisation qui crée un brouillard de peinture causé par les gouttelettes entrainés par les tourbillons de l'air.
    Les décapants contenant du dichlorométhane (ou chlorure de méthylène) sont aussi cancérogènes et devraient être interdit d'ici 2012 par une décision de l'Union Européenne (sauf pour certaines utilisations industrielles).
    Les tensio-actifs des détergents détruisent le film lipidique protecteur cutané et sont donc tous des irritants pour la peau avec un pouvoir nocif variable selon les compositions chimiques.
    Les oxydants (agents chlorés...) sont à l'origine de dermites irritatives, notamment avec l'eau de Javel.
    D'autres sérieux dangers chimiques sont relatifs aux risques de lésions graves cutanées ou oculaires liés à l'utilisation de produits de lessivage contenant de la soude ou d'autres bases caustiques (brûlures et irritation de la peau et des yeux) ou aux projections et contacts d'agents corrosifs comme les acides forts.
    - Les risques chimiques du décapage mécanique
    Les différentes techniques de décapage mécanique (décapage à l'eau sous haute pression, sablage, hydro sablage, gommage, hydro gommage, ponçage...) exposent à des aérosols de débris du revêtement et aux poussières des agents abrasifs utilisés (corindon...) : la présence, dans les vapeurs et brouillards générés lors du décapage, de particules toxiques telles que des poussières de revêtements pulvérisés par la projection abrasive contenant de la silice cristalline (grès, granits...), ou du plomb (minium des peintures anticorrosion anciennes) présente un risque respiratoire.
    Toutes les poussières du chantier répandues par élimination des salissures et de la couche superficielle du revêtement, par le brassage d'air et le piétinement soulevant les particules tombées au sol, sont nocives par inhalation : elles sont responsables d'atteintes des voies respiratoires et lorsqu'une quantité importante de ces particules de poussière irritantes se logent dans le nez, elles peuvent causer une rhinite allergique ou une inflammation de la muqueuse nasale. Certaines particules très fines réussissent à traverser la cavité nasale et à s'attaquer à la trachée et aux poumons, ou elles engendrent une inflammation des muqueuses de la trachée ou des bronches.
    L'exposition aux poussières de silice, d'amiante génère des risques de lésions pleurales, fibroses pulmonaires, cancer broncho-pulmonaire. Le risque d'exposition à l'amiante existe dans les travaux de rénovation ou l'amiante se trouvent dans des produits de bardage dans les constructions datant d'avant 1978.
    Les poussières de ciment peuvent être aussi responsables d'affections oculaires : conjonctivite, blépharoconiose ou blépharite (lésions de follicules pileux des cils de paupières).

    - Les risques chimiques du décapage thermique
    La lance thermique est alimentée par des brûleurs au gaz propane en bouteilles et le décapage s'effectue avec une lame de raclage : le façadier est alors exposé aux fumées de dégradation thermique du gaz et des revêtements, dont le plomb des pièces métalliques recouvertes de minium antirouille (tétraoxyde de plomb), ou des murs recouverts de vieilles peintures. La toxicité du plomb métallique et de ses composés, par inhalation de fumées et de poussières, ingestion de particules, expose les travailleurs à des maladies professionnelles à long terme (saturnisme), par effets cumulatifs : troubles du système nerveux, anémie, insuffisance rénale, altération de la fertilité. Par ailleurs, le risque d'incendie et d'explosion existe avec ce procédé.

    - Les risques chimiques du malaxage et des enduits
    Les enduits sont composés d'un liant (chaux, ciment), de charges minérales (sable calcaire ou de quartz), de pigments pour la coloration et d'adjuvants hydrofugeants ou plastifiants.
    La forte alcalinité des enduits, la présence de silice libre sont des facteurs importants de risques chimiques : ces particules sont irritantes et susceptibles d'atteindre les alvéoles pulmonaires. L'enduit sous forme sèche, poussières présentes en quantité sur les chantiers des façadiers, présentent des risques pour les voies respiratoires (rhinites, asthme, altération de la fonction respiratoire comme la bronchite chronique, l'emphysème....). Par ailleurs, la forte alcalinité des enduits lors de l'humidification soit par addition d'eau, soit au contact d'une peau humide, provoque les lésions cutanées (brûlures caustiques, fissures, crevasses, ulcérations douloureuses) et des dermatites de contact allergique (eczéma) dues aux substances allergènes contenues dans l'enduit : chrome, nickel, cobalt et résines époxydiques. Le façadier se sensibilise progressivement à ces produits de façon spécifique du fait de la multiplicité des contacts cutanés non protégés.
    Les poussières d'enduit peuvent être aussi responsables d'irritations oculaires.

  • Risques sonores
    Les équipements utilisés pour le travail au jet d'eau haute pression, le malaxeur, le compresseur pneumatique ... peuvent produire un bruit supérieur à 90 dB(A) au voisinage de ces machines. Une exposition prolongée à ces niveaux de bruit est susceptible de provoquer des dommages au système auditif (déficit auditif, acouphènes...) ; le bruit ambiant peut aussi entraîner une gêne ou un stress vecteur de troubles du psychisme et de pathologies qui nuisent non seulement à la santé du travailleur mais aussi à la sécurité de son travail par baisse de vigilance et de dextérité ou de concentration. Le bruit peut aussi être à l'origine d'une mauvaise communication entre les membres de l'équipe, laquelle peut entraîner d'autres dangers.

Les mesures de prévention des risques des façadiers

Les moyens de prévention à mettre en œuvre pour pallier les risques professionnels des façadiers résident d'abord dans la prévention collective (organisation, installations, produits...) qui diminue fortement les expositions et la fréquence ces accidents, puis dans la prévention individuelle (équipements de protection) qui en diminue nettement la gravité, enfin dans la formation à la sécurité.
La prévention collective concerne surtout le bon usage des installations de travail en hauteur, l'emploi de produits de substitution de moindre impact potentiel sur l'homme, des aides à la manutention et des outils adaptés, le respect des règles générales d'hygiène...
Les différents risques professionnels doivent faire l'objet d'une évaluation pour permettre la rédaction du Document Unique de Sécurité (Décret du 5 novembre 2001) en appréciant à la fois l'environnement matériel et technique (outils, machines, produits utilisés) et l'efficacité des moyens de protection existants et de leur utilisation selon les postes de travail.
De manière aussi à ce que les salariés puissent être informés à propos des produits dangereux utilisés, les Fiches de Données de Sécurité (F.D.S.) doivent être mises à disposition et la connaissance de leurs risques expliquée au travers de la compréhension de leur étiquetage.
La vigilance des dangers auxquels sont exposés les façadiers est d'autant plus importante que la latence des effets nocifs respiratoires, leur caractère ténu au début de leur apparition, créent des conditions susceptibles de masquer longtemps la gravité de la situation.

  • L'organisation du chantier
    La première des mesures de prévention passe par une réflexion en amont sur l'organisation et l'installation du chantier : implantation, organisation des flux, circulation des opérateurs et des approvisionnements.
    La plupart des chutes de plain-pied et d'objets trouvent leur origine sur un chantier mal organisé et mal rangé.
    A ce titre, le balisage, l'éclairage et la sécurisation des voies de circulation et des zones de stockage sont essentielles ainsi que le rangement en permanence du chantier (palettes, câbles, tuyauteries, matériaux et outils divers...) et la signalisation par des dispositifs visibles des obstacles de toute nature (antenne TV, lignes électriques aériennes...).
    Une bonne organisation du chantier permet aussi d'éviter des ports de charge et des mouvements répétés inutiles et d'avoir les matériaux à disposition et à la bonne hauteur, donc de réduire les risques physiques liés à la manutention. Le travail sur les chantiers de façade nécessite au préalable de prévoir le plan d'installation de chantier, d'assurer les vérifications des appareils, des échafaudages, des installations électriques.

    En ce qui concerne l'exécution des travaux en hauteur, celle-ci doit s'effectuer en priorité à partir d'un plan de travail conçu, construit et équipé de manière à garantir la santé et la sécurité des travailleurs, et dans des conditions de travail ergonomiques (article R. 233-13-20 du Code du travail).
    Il convient d'aménager des zones de stockage des matériaux bien délimitées, notamment pour les produits chimiques : mettre les bidons de solvants à l'abri de la chaleur dans un local fermé à clef en dehors des périodes d'utilisation, ventilé et équipé d'un extincteur, ouvrir les bidons de solvant seulement lors de leur utilisation et bien les refermer après, maintenir fermées les poubelles étanches contenant les objets souillés par les solvants (chiffons, pinceaux usagés...).
    Par ailleurs, sur les chantiers du BTP, des abris ou cantonnements doivent accueillir des vestiaires, des sanitaires et toilettes, voire des douches pour apporter les conditions d'hygiène nécessaires aux travailleurs.
    Des lavabos, postes de rinçage oculaire et des douches de sécurité doivent se trouver à proximité des postes de travail. Celles-ci permettent les mesures d'hygiène générale : lavage des mains fréquent avec moyens adaptés, douche en fin de poste... Loin d'être optionnelle, la présence de ces abris relève du domaine réglementaire (Code du travail, articles R4228). Le personnel doit avoir à sa disposition des vestiaires et des sanitaires correctement équipés et en nombre suffisant. Des vestiaires doubles doivent être mis à la disposition des travailleurs : l'entreposage des tenues de travail doit avoir lieu à l'abri de la poussière (le rangement des tenues de ville et des tenues de travail doit être séparé).
    Des procédures de travail par temps chaud doivent être édictées et respectées de manière à réduire la contrainte thermique : absorption en quantité suffisante d'eau et de boissons renfermant des sels minéraux, rythme travail-repos aménagés en zone tempérée, débuter la journée de travail plus tôt. La fourniture d'eau potable suffisante sur le chantier est obligatoire (3 litres d'eau, au moins par jour et par travailleur (article R. 4534-143 du Code du travail) par temps caniculaire). Les intervalles de pause doivent prendre en compte les conditions atmosphériques (pluie, vent...).

    Les moyens de prévention à mettre en œuvre pour pallier les risques professionnels des façadiers résident aussi dans les mesures organisationnelles visant à diminuer fortement le nombre de travailleurs exposés et la durée et l'intensité d'exposition. C'est d'autant plus nécessaire que le contrôle de l'empoussièrement de l'air par les particules est difficile à l'extérieur, dans les grands chantiers où les sources sont ponctuelles et provisoires, mais intenses et fréquentes.

    Ces mesures concernent les zones de travail, leur accès et leur balisage, les modes opératoires limitant l'importance des manipulations et les efforts physiques qui augmentent la ventilation pulmonaire donc l'inhalation des poussières.

    Il convient de limiter au strict minimum le nombre de travailleurs soumis au risque en restreignant l'accès des zones où se déroulent les activités et limiter la durée de travail de ces personnes dans les zones à risque. En particulier :
- Coordonner l'intervention des différents corps de métiers pour éviter leur présence simultanée sur le site, de façon à limiter le nombre de personnes susceptibles d'être exposées lors des tâches produisant des poussières de silice cristalline.
- Délimiter les zones d'utilisation à risque et apposer une signalisation claire d'avertissement et de sécurité.
  • Les installations de travail en hauteur
    Chaque fois que cela est possible, il est nécessaire de prévoir un maximum d'opérations au sol pour diminuer à la fois la charge à monter et le travail à réaliser en hauteur, afin de minimiser les occasions de risques de chute.
    La sécurité collective est assurée par le montage d'un échafaudage périphérique protégeant le façadier par rapport à d'éventuelles chutes vers l'extérieur.
    La prévention des chutes de hauteur est assurée par des accès sécurisés (passerelle, dispositif antichute) grâce à des garde-corps intégrés ou fixés de manière sûre, rigides et résistants, qui dispensent les travailleurs du port du harnais et évitent la pose des ancrages parfois problématique pour certaines structures ou ouvrages temporaires ou vétustes.
- La circulation en hauteur doit s'effectuer en sécurité sans créer de risque de chute lors du passage entre un moyen d'accès et des plateformes, planchers ou passerelles.
- Les échafaudages doivent être conformes à la réglementation et régulièrement contrôlés.
L'échafaudage de pied doit être le choix privilégié, car il peut s'adapter à tout type de bâtiment.
Les échafaudages doivent être montés et utilisés conformément aux dispositions prévues par le fabricant et maintenus dans cette configuration pour bénéficier de toutes ses qualités de résistance et de fiabilité. Ceci concerne aussi les dispositions en matière de stabilisation de l'échafaudage.
L'accès aux planchers de travail doit être réalisé par l'intérieur, grâce à des planchers équipés de trappes et d'échelles d'accès, de préférence inclinées. Un garde-corps supplémentaire doit être prévu au niveau de la travée d'accès pour éviter le risque de chute de hauteur depuis l'échelle.
Il convient de vérifier que les planchers d'échafaudage, les passerelles, ne sont pas surchargés et encombrés.
Les surfaces d'appuis au sol sont à déterminer en fonction des charges de l'échafaudage, poids propre et charges d'exploitation. Ces charges permettent de déterminer la pression au sol en fonction de la surface d'appui.
La gamme de sécurité et protection pour échafaudages comporte notamment :
    • le garde-corps de montage et de sécurité
    • les liens pour bâche pour la sécurisation des bâches d'échafaudages sur les échafaudages,
    • les filets à débris et les systèmes de filets de sécurité pour le captage des chutes de débris,
    • les plaques pour pieds d'échafaudage pour la stabilité des échafaudages,
    • les capes pour extrémités de tubes et le ruban adhésif de sécurité.
    • Les échafaudages sur taquets d'échelle sont interdits, les plates-formes sur tréteaux vivement déconseillés.
    • protections souples ou de panneaux contre la poussière, l'eau et le bruit
Les échafaudages sur taquets d'échelle sont interdits, les plates-formes sur tréteaux vivement déconseillés.
- Une bonne utilisation des échelles.

Les plates-formes de travail ou les nacelles sont beaucoup plus stables que les échelles et doivent donc être mises en place préférentiellement. Les échelles portables sont des outils exclusivement utilisés pour accéder à un niveau supérieur à défaut d'escalier ou d'échelle fixe ; c'est avant tout un moyen d'accès. Ce n'est qu'occasionnellement que les échelles portables peuvent être utilisées comme poste de travail, s'il s'agit de travaux de courte durée ne présentant pas de caractère répétitif ou risqué. Dans tous les cas, des mesures particulières de sécurité doivent être prises : l'échelle doit reposer sur des supports stables et résistants, leurs échelons ou marches doivent être horizontaux. Pour ne pas qu'elle glisse ou bascule, l'échelle est soit fixée dans la partie supérieure ou inférieure de ses montants, soit maintenue en place au moyen de tout dispositif antidérapant. Il ne faut jamais travailler à deux sur une échelle même si elle est double. L'échelle doit dépasser d'au moins un mètre le niveau d'accès.
  • Les aides à la manutention
    La manutention manuelle risque de rester importante malgré le montage au sol et c'est pourquoi l'utilisation d'engins de levage et de manutention assistée doit être le plus systématique possible.
    Les travaux de ravalement comportent en effet de nombreuses manutentions de charges lourdes qui entraînent des risques évidents de troubles musculo-squelettiques au niveau du dos et des articulations, qui peuvent être réduits par l'utilisation systématique de manutention assistée : treuils électrique de levage, monte-matériaux, potences, transpalettes, brouettes...
    Les accessoires de levage doivent être appropriés au conditionnement des matériaux et matériel (fourche à filet, panier de manutention, ...).
    L'utilisation des accessoires de levage comportent aussi par eux-mêmes des risques : il convient de respecter les charges maximales qu'ils peuvent supporter, et de ne pas rester dans le rayon d'action des engins de levage pour éviter le risque d'accident en cas de mauvaise manœuvre avec heurt du personnel du chantier avec la charge. Le bon arrimage des charges et leur guidage en cours de levage, des élingues et accessoires régulièrement vérifiés et entretenus sont des actions indispensables à la sécurité des façadiers, de même que la prise en compte de la résistance de la surface d'appui de l'appareil de levage pour éviter le renversement.
    Par ailleurs, il convient d'éviter le port manuel répété de charges trop lourdes en choisissant des outils et des conditionnements de poids réduits (sacs d'enduits de 25 kg avec poignées).

  • Le choix des produits, des machines et des procédés
    La première étape consiste à repérer en particulier les agents chimiques cancérogènes ou dangereux dans le cadre de l'évaluation des risques du Document Unique de Sécurité (DUS). Les Fiches de Données de Sécurité (FDS), obligatoires pour tout produit chimique dangereux, comportent les renseignements relatifs à la toxicité des produits, donc notamment leur caractère cancérogène éventuel.
    La suppression ou la substitution des produits cancérogènes ou dangereux est la mesure de prévention prioritaire qui s'impose : par exemple,
- Lors des opérations de sablage des façades, utiliser des matériaux de substitution tels que le corindon, ou les médiaplastiques, ou des media naturels provenant de coquilles ou de noyaux de fruits,
- Substituer les enduits standards par des produits "sans poussière".
- Utiliser des décapants autre que le dichlorométhane. Néanmoins, il faut tenir compte du fait que les produits alternatifs au dichlorométhane ont une action plus lente et ne sont pas non plus dénués d'effets toxiques : esters dibasiques, diméthylsufoxyde, N-méthylpyrrolidone...
- Substituer les décapants contenant de l'acide fluorhydrique
- Choisir les produits les moins volatils (pression vapeur plus faible) et volatils et privilégier les formes en poudre compacte, en granulés, en pâte au lieu de poudre.
- Choisir le mode d'application le moins émissif, par exemple un décapant chimique en gel à la brosse plutôt que liquide utilisé en aérosol.
Mais la recherche de substituts peut être difficile dans certains cas et alors, la connaissance des risques induits par les produits permet de mettre en œuvre des mesures de prévention individuelle adaptées.
Les machines et équipements doivent être conçues et fabriquées de façon à ce que les émissions sonores soient réduites au niveau le plus bas possible en application d'une directive européenne 2003/10/CE du 6 février 2003 concernant les prescriptions minimales de sécurité et de santé relatives à l'exposition des travailleurs aux risques dus aux agents physiques liés au bruit.
Les machines bruyantes doivent être munies de capots insonorisants (malaxeur, compresseur avec moteur insonorisé).

La maitrise de l'empoussièrement passe aussi par des capotages des appareils qui enferme le lieu d'émission de la poussière et évite qu'elle se disperse dans l'air ambiant, par exemple des malaxeurs à arrivée d'eau automatique, fermé par un capot muni d'une couverture au format du sac, aspirant les poussières et les rejetant à travers un tuyau de refoulement et système de lavage par pompe haute pression.
Par ailleurs, le choix d'un malaxeur avec basculement automatique de l'enduit dans la cuve de projection attenante réduit les efforts de manutention.
Il convient de privilégier le travail à l'humide et la mécanisation du sablage à sec haute pression s'effectuant en espace clos.
La protection contre les coupures consiste à opter pour des cutters avec protection automatique du tranchant en fin de coupe : le mécanisme de sécurité avec dispositif de retrait automatique de la lame, qui se déclenche dès qu'on lâche le pouce, protège les mains et le corps d'un faux mouvement.

  • Les mesures d'hygiène
    • Un nettoyage régulier permet de réduire les niveaux de poussières. Il convient de réaliser un nettoyage des lieux de travail avec les outils appropriés, avec des précautions pour éviter la dispersion des poussières lors du vidage des aspirateurs ou des conteneurs à déchets, du changement des filtres des dépoussiéreurs.
      Les zones de travail doivent être nettoyées avec un chiffon humide ou un aspirateur à filtre absolu, jamais avec une soufflette ou un balai à sec, ni avec de l'air comprimé pour éliminer les poussières adhérentes.
      Ces mesures d'hygiène concernent les sols et les plans de travail.
    • Des installations sanitaires (WC, lavabos, douches) doivent être mises à disposition des travailleurs, correctement équipées et en nombre suffisant, permettant aux travailleurs exposés à la poussière de se nettoyer fréquemment les mains et le visage à l'eau et au savon et de se laver en fin de poste pour limiter l'incrustation des particules dans la peau. En cas de forte contamination, les installations sanitaires doivent elles-mêmes faire l'objet d'un nettoyage méticuleux.
    • Des vestiaires appropriés doivent être mis à la disposition des travailleurs : l'entreposage des tenues de travail doit avoir lieu à l'abri de la poussière (le rangement des tenues de ville et des tenues de travail doit être séparé).
    • La gestion et le nettoyage des vêtements de travail et autres équipements individuels de protection fournis aux travailleurs exposés à la silice doivent être pris en charge par l'employeur. On doit enlever la poussière déposée sur les combinaisons de protection et l'équipement de protection respiratoire à l'aide d'un chiffon humide ou d'un aspirateur à filtre à haute efficacité contre les particules (HEPA).
  • La protection individuelle
    Elle passe d'abord par le respect des règles d'hygiène personnelle : ne pas fumer, se laver les mains fréquemment pour ne pas avoir les mains sales afin de ne pas ingérer par inadvertance un produit toxique, ne pas manger sur le lieu de travail, tenues de ville et tenues de travail distinctes et rangées séparément, boire de l'eau régulièrement et abondamment lors de fortes chaleurs, utiliser des crèmes protectrices des mains et des écrans solaires, ne pas travailler le torse nu et les bras et jambes découvertes.
    Puis, pour travailler en toute sécurité, les façadiers doivent impérativement se protéger la tête, le corps, les mains, le visage, les voies respiratoires et les yeux et donc recourir impérativement à des équipements de protection individuelle communs, notamment adaptés aux conditions de travail à l'extérieur, ou spécifiques à certaines taches effectuées. Les équipements de protection individuelle des façadiers sont indispensables car les mesures de protection collectives précédentes ne suffisent absolument pas pour réduire suffisamment le risque d'exposition de travaux s'effectuant à l'extérieur. Le harnais muni d'un dispositif antichute à enrouleur et fixé à un point d'ancrage fiable est nécessaire dans les cas ou l'on ne peut pas disposer d'échafaudages surs.
- La protection du corps
    • Concentrations faibles : tenues de travail avec manches longues ajustées au cou, aux poignets et aux chevilles, bonnets ou casquettes et éventuellement survêtements légers. Vêtements adaptés aux travaux du bâtiment et aux conditions climatiques.

    • Concentrations élevées : combinaison de protection à capuche jetable à usage unique, étanche aux poussières, suffisamment ample, ajustée aux extrémités, c'est-à-dire fermées au cou, aux chevilles et aux poignets.
- La protection des mains
Compte tenu des risques d'irritations cutanées, le port de gants, adaptés à chaque usage, est nécessaire : gants de manutention épais et renforcés pour la manutention, anti-coupures pour la découpe, gants (néoprène, nitrile...) avec un revêtement intérieur en coton et des manchettes remontant haut sur les avants bras pour éviter la pénétration des produits à l'intérieur, et tout contact direct avec le ciment, les solvants et autres produits chimiques. Il s'avère indispensable de porter des gants de protection adaptés à la tâche effectuée et au produit manipulé : il n'existe pas de gant de protection universel et il doit être adapté aux différents produits manipulés selon leur composition qui figure sur la Fiche de Sécurité (FDS).

- La protection des yeux
Compte tenu des risques d'irritations et de projections oculaires, le port de lunettes équipées de protections latérales et anti UV s'impose. Le port de lentilles de contact est fortement déconseillé, car elles majorent le risque d'irritation oculaire par la silice.

- La protection des voies respiratoires
La maîtrise des émissions de poussières lors des travaux de ravalement et d'enduisage n'est jamais suffisante, et les façadiers doivent porter des appareils de protection respiratoire de plus ou moins grande efficacité, voire des appareils avec adduction d'air pour les travaux dans les situations les plus exposantes à la silice et/ou exigeant un effort physique important lorsque les valeurs limites sont largement dépassées.
    • pour les travaux par voie humide : des masques anti-poussières fines de type FFP2, en papier ou cartonnés, légers, jetables, filtrant les particules mais de durée d'efficacité limitée à quelques heures peuvent convenir en milieu non confiné.
    • concentrations attendues élevées, par voie sèche, pendant le sablage de pierre : des demi-masques, avec cartouche filtrante, de type FFP3, prenant le nez et la bouche, doivent être utilisés pour se protéger des poussières en concentration importante. Un masque complet à adduction d'air (ventilation assistée) est indispensable pour les tâches particulièrement exposées, dans les conditions de travail exceptionnellement difficiles.
- La protection de la tête et des pieds
    • Casque de chantier pour se protéger des chutes d'objets, qui doivent être remplacés régulièrement, et en tout cas, s'il y a eu un choc,
    • Chaussures ou bottes de sécurité antidérapantes, avec embout protecteur et semelle anti-perforation,
    • Genouillères ou un pantalon à genouillère type « hygrovet » pour les travaux au sol,
    • Protections auditives antibruit, obligatoires au dessus de 85 décibels.
- Cas de l'exposition à l'amiante
Pour réduire l'exposition à l'amiante, il convient d'abord d'adopter de bonnes méthodes de travail : ne pas utiliser d'outils de découpe ou de perçage à vitesse de rotation élevée, humidifier avec de l'eau ou un produit spécifique la zone à casser ou à découper pour fixer au maximum les fibres, nettoyer les structures et le sol par aspersion ou aspiration avec un appareil équipé d'un filtre absolu.

Ensuite, il convient de disposer d'une combinaison jetable et d'un demi-masque de protection respiratoire doté d'un filtre P3 jeté en fin de poste.

Enfin, il faut déposer les déchets amiantés dans des sacs spécifiques, étiquetés, recouverts d'un film en matière plastique au fur et à mesure de leur production, puis acheminés vers une installation de stockage autorisée avec un bordereau de suivi.
  • La formation à la sécurité
    L'information et la formation des façadiers sur les risques et les techniques d'utilisation des équipements et des produits est absolument nécessaire pour diminuer de façon pérenne le niveau de criticité des travaux de ravalement et d'enduisage :
- Formation à la sécurité des équipements (par exemple, pour le montage et démontage des échafaudages, l'utilisation des échelles, les techniques de levage),
- Formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique) : l'OPPBTP a développé une démarche appelée ADAPT-BTP (Aide à la Démarche d'Amélioration des situations et des Postes de Travail) qui vise à prévenir les risques liés à l'activité physique. Il s'agit d'apprendre les bonnes postures de travail, les positions articulaires adéquates, en appliquant les principes de base de sécurité physique et d'économie d'effort.
- Formation sur le travail en hauteur,
- Formation à la lecture de l'étiquetage des produits,
- Formation aux risques amiante, silice, plomb ...
  • La surveillance médico-professionnelle
    L'exposition à la silice, à l'amiante, aux solvants, au plomb impose une surveillance périodique des travailleurs au moins une fois par an, instaurée par le médecin du travail, avec un suivi médical et toxicologique approprié obligatoire (analyses biologiques, radiographies pulmonaires et épreuves fonctionnelles respiratoires, ...). Chaque salarié ainsi exposé à des produits chimiques dangereux ou cancérogènes doit faire l'objet d'une fiche d'exposition établie par l'employeur et bénéficier d'une surveillance médicale renforcée. A sa sortie de l'entreprise, il doit recevoir une attestation d'exposition qui lui permettra de continuer à se faire suivre médicalement.

    Aout 2012