Les outils de simulation des risques et de la sécurité au travail

Dans le domaine de la sécurité du travail, les outils de simulation des risques professionnels, grâce aux améliorations considérables offertes par la simulation numérique, offrent l’opportunité d’une mise en situation virtuelle de risques, avec recherche de solutions pour faire face aux menaces d’accidents...

Les outils de simulation des risques et de la sécurité au travail

Les techniques de simulation prennent de plus en plus d’importance, à mesure des améliorations considérables offertes par la simulation numérique.
Dans le domaine de la sécurité du travail, les outils de simulation des risques professionnels offrent aux travailleurs l’opportunité d’une mise en situation virtuelle de risques, avec recherche de solutions pour faire face aux menaces d’accidents : les techniques de modélisation des risques et de simulation permettent d’appréhender les problèmes de sécurité au travail et de les résoudre fictivement, de travailler en équipe et de communiquer efficacement pour apporter des réponses adéquates à toutes les situations critiques potentielles.
La simulation au travers de situations ciblées de risque est un moyen efficace de formation professionnelle : les plateformes de simulation sont des instruments d'apprentissage progressif et interactif et de développement rapide des compétences de gestion de risques, avec une vaste palette de différents médias numérisés performants qui s’appuient sur des logiciels et éventuellement des matériels connectés pour tester et simuler la sécurité au travail, et analyser les comportements individuels et collectifs en situation de crise.

Les différents simulateurs de formation à la sécurité

La simulation informatique permet de simuler de multiples situations complexes et d’éviter le risque et le coût d’une série d’épreuves réelles, par ailleurs irréalisables ou difficilement réalisables (dimension, sécurité, coût, rareté, éthique ...).
On distingue les simulateurs par leur objectif (études et recherches, enseignement et formation professionnelle) et par leur technologie (selon les interfaces physiques disponibles).
Les simulateurs destinés à la formation professionnelle concernant la sécurité se sont largement développés à partir des outils utilisés d’abord dans les transports aériens et les centrales nucléaires, puis étendus à tous les types de transport, aux systèmes industriels complexes, à l’ergonomie des postes de travail et aux comportements humains.
Les interfaces emploient des techniques de la réalité virtuelle au minimum visuelles et sonores, mais aussi des interfaces reproduisant des sensations physiques (vibrations, accélérations, ...) fournissant à l’utilisateur les résultats perceptibles de ses actions.
L’essor actuel des « serious games » est considérable car ils reproduisent un monde totalement virtuel représentant au plus près la réalité d’exploitation avec une diminution majeure des coûts car seul le logiciel suffit sans environnement physique autre que le micro-ordinateur et son écran.

Avantages et inconvénients des simulateurs de sécurité

L'objectif est de permettre à l'opérateur d'apprendre à reproduire de la façon la plus réaliste et fidèle les comportements attendus pour éviter les accidents en situation de crise face à des événements indésirables.
Ce renforcement de la sûreté passe également par l’acquisition d’une meilleure connaissance des marges de fonctionnement par rapport aux conditions accidentelles ou anormales ou imprévues, ce qui est fondamental pour la gestion des systèmes industriels à risque.
La mise en place de la formation par la simulation dans les industries à risques répond à deux motivations :

- Utiliser des supports didactiques interactifs performants
La simulation en sécurité permet de former à des procédures, à des gestes ou à la prise en charge de situations dangereuses, d’analyser les réactions individuelles et collectives, d’améliorer la capacité à faire face à des événements indésirables à partir de scénarii qui peuvent être répétés, avec modification des paramètres et résultats en temps réel, sans incidence aucune sur l’exploitation : les apprenants peuvent faire, détecter ou corriger leurs erreurs sans risque.
Les situations de travail peuvent être simulées en les décomposant pour permettre un apprentissage progressif des actions d’amélioration de la sécurité : on peut réitérer la situation après analyse des erreurs, créer des alternatives, introduire des difficultés croissantes, confronter les opérateurs à des situations rares, des presque-accidents, s’entrainer aux surprises et aux improvisations ...
La possibilité de faire entrer les facteurs humains liés aux activités en équipes dans la simulation permet d’introduire une dynamique de groupe essentielle dans les situations critiques (répartition des rôles ...).
Les logiciels des « serious games » (jeu sérieux) répondent désormais aux problématiques de formation à la sécurité, mimant une multiplicité de situations à niveau de stress variable, avec des degrés élevés de réalisme : les simulations d’environnement de travail, de pilotage d’engin ..., l’immersion en 3D tendent à bien restituer des situations à risque professionnel. De plus, cette forme d’apprentissage éventuellement ludique, positive, incite les collaborateurs à participer aux efforts de sensibilisation à la prévention.
L’avantage de la simulation numérique est aussi sa grande souplesse d’utilisation. Toutefois, le debriefing postérieur avec le formateur est une étape essentielle de la simulation.

- Diminuer drastiquement les couts de la formation à la sécurité
La simulation est évidemment beaucoup moins chère que l’expérimentation en milieu réel, en s’affranchissant des contraintes d’exploitation. Elle permet de tester de nombreux cas, ce qui est pratiquement impossible en situation réelle particulièrement dans les systèmes dynamiques et complexes. La capacité de réversibilité est aussi possible dans un contexte où le conflit entre l'apprentissage et la production n'existe pas.

Mais la simulation comporte aussi certains inconvénients et limitations :
- Validité incertaine de la réalité du scénario et du transfert d’apprentissage entre la situation simulée et la réelle.
- Stress totalement différent, alors qu’il s’agit d’une cause importante de défaillance.
- Biais de comportement, lié au fait que les conséquences réelles des actions sont nulles (excès de rapidité de décision, témérité, jeu ...).
- Anticipation qu’un problème va rapidement survenir.

Septembre 2015


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