La prévention des risques professionnels des carreleurs

Les carreleurs sont exposés à de nombreux risques qui peuvent être à l'origine de maladies professionnelles ou de sérieux accidents du travail. Lésions aiguës musculo-squelettiques, blessures graves causées par les outils de coupe, par des projections d'éclats, chutes lors de la pose de carreaux en hauteur, dangers d’inhalation de poussières et de contact cutané avec le ciment, exposition chimique aux produits de collage et de jointement, ambiances thermiques des chantiers en intérieur ou en extérieur.

La prévention des risques professionnels des carreleurs

Les carreleurs sont exposés à de nombreux risques qui peuvent être à l'origine de maladies professionnelles ou de sérieux accidents du travail lors de la pose de revêtements rigides en carreaux de céramique, de grès émaillé, pierre naturelle, granit, marbre..., sur des chapes ou des sous−couches, sur les murs intérieurs (salles de bain, cuisines) ou extérieurs (façades) ou sur les sols des bâtiments, des piscines, des chemins d’accès (dallage, pavage)…
- lésions aiguës musculo-squelettiques causées par la manipulation de lourdes charges, par l’utilisation d’outils vibrants ou par de mauvaises postures de travail,
- blessures graves causées par les outils de coupe, par des projections d'éclats,
- chutes lors de la pose de carreaux en hauteur,
- dangers d’inhalation de poussières et de contact cutané avec le ciment,
- exposition chimique aux produits de collage et de jointement,
- ambiances thermiques des chantiers en intérieur ou en extérieur.
Toutes ces nuisances rencontrées dans le métier des carreleurs rendent nécessaire l’adoption de strictes mesures de prévention des risques engendrés par cette profession : aides à la manutention et au levage, choix des produits, machines et outils, techniques sécuritaires de travail en hauteur, équipement de protection individuelle approprié, …
La prévention des risques du métier de carreleur passe aussi par une réflexion en amont sur l’organisation du chantier et sur son installation, le respect des normes de sécurité et des bonnes pratiques et gestes professionnels assurés par une formation continue à la sécurité du travail.

Les principaux risques des carreleurs


  • Risques liés aux postures et manutentions
    Des postures de travail contraignantes sont particulièrement fréquentes dans le métier de carreleur :
- mouvements répétitifs du membre supérieur,
- position accroupie ou penchée en avant fréquente lors de la préparation des joints, du mortier et de la colle,
- travail prolongé à genou lors de réalisation de la chape, d’application du ciment colle et de pose et du nettoyage des carreaux sur les sols,
- chocs itératifs du talon de la main,
  Les risques liés à ces postures sont majorés si le travail s’effectue dans des lieux exigus, mal éclairés…
Les manutentions constantes de lourds paquets de carreaux et de sacs de ciment, de sable et de colle…, entrainent des troubles musculo-squelettiques très fréquents à l’origine de nombreux accidents du travail.
Des aides à la manutention indisponibles ou insuffisantes contribuent largement à la pénibilité physique et à la survenue de lésions articulaires et de lombalgies d'effort.
Les lésions de la colonne vertébrale, les douleurs des poignets, des épaules et surtout des genoux sont particulièrement fréquents chez les carreleurs.
En particulier, l'hygroma du genou (ou bursite) est du à une augmentation progressive et lente de volume d'une bourse séreuse due à des microtraumatismes répétés du fait des appuis prolongés sur le genou lors de le pose de carrelage. Cette pathologie entraine au minimum une gêne mais aussi souvent des douleurs chroniques et parfois une surinfection nécessitant une opération. La position agenouillée ou accroupie prolongée entraine aussi des lésions chroniques méniscales et des compressions du nerf sciatique.

  • Risques liés à la coupe et pose des carreaux
    Durant les opérations :
- de découpe de carreaux de bord ou de coin à l’aide de la meuleuse, de la scie circulaire, du coupe céramique (ou carrelette)
- de découpe à la tronçonneuse à disque de pierre,
- de cutters pour ouvrir les sacs ou pour enlever un revêtement ancien (moquette),
- …
  des blessures par outils tranchants, avec une surinfection potentielle de la plaie, peuvent être occasionnées par les outils à main et électro-portatifs utilisés, avec, de plus, le risque de chocs électriques lors de l’utilisation d’appareils électromécaniques défectueux ou d’installations électriques temporaires précaires, avec des câbles, des prises endommagés. Des machines utilisées sont souvent vibrantes (la lisseuse ou batteuse électrique, la ponceuse électrique, le malaxeur…) et cela entraine également des expositions des carreleurs aux vibrations, provoquant des atteintes pathologiques ostéoarticulaires et angioneurotiques qui concernent principalement les membres supérieurs, les mains et la colonne vertébrale, par transmission des vibrations au bras ou au corps entier. Des lésions oculaires sont aussi provoquées par des projections de corps étrangers, de particules et de diverses poussières dans les yeux.

  • Risques liés au travail en hauteur
    Les travaux en hauteur, sur échelles ou échafaudages, sont inhérents au métier de pose de carreaux sur les murs, de même que l’utilisation de plateformes sur tréteaux, plateformes individuelles roulante légère (PIRL), d’escabeaux, avec des risques de chute, risque accru par le poids des matériaux manutentionnés et la posture de travail adoptée, à l’amarrage et horizontalité défectueux. Les chutes de hauteur sont provoqués par :
- des échafaudages inadaptés, mal stabilisés,
- des plateformes surchargées et encombrées,
- l’absence d’accès sécurisés,
- la mauvaise utilisation des échelles mal entretenues, mal placées et/ou mal fixées, entrainant leur glissement ou renversement,
- l’action de sauter à terre pour descendre.

  • Risques liés aux ambiances thermiques
    Le travail dans des locaux non chauffés et non isolés ou à l’extérieur conduit les carreleurs à être exposés au froid ou à la chaleur, aux courants d’air et à l’humidité. Ces conditions thermiques variables accentuent les risques liés aux postures de travail contraignantes et ne permettent pas de travailler en toute sécurité.
    Les problèmes de santé dus à la chaleur (effets de la déshydratation…) génèrent des risques de malaise général, de crampes musculaires. Indirectement, le travail par fortes chaleurs augmente aussi les risques d'accidents du travail par la fatigue, la sudation, la diminution de la vigilance.
    Le risque lié au froid est accru par une exposition aux courants d’air (refroidissement éolien) et à l’humidité, notamment pour les pathologies de la sphère ORL. Le refroidissement des parties du corps peut provoquer des engelures. Comme pour la chaleur, le froid entraine des risques indirects, favorisés par la diminution de la dextérité due au refroidissement des extrémités, à la diminution des performances musculaires et à l’incapacité à effectuer des mouvements fins. La vigilance mentale est également réduite en raison de l'inconfort causé par le froid.

  • Risques liés au ciment et autres produits chimiques
    Les agressions chimiques lors de la préparation du mortier maigre, de la réalisation des joints et du collage des carreaux proviennent de la toxicité cutanée du ciment et des produits à base de résines, induisant de nombreux problèmes dermatologiques pour les carreleurs : dermites d’irritation et dermites allergiques.
- Les dermites d'usure ou d'irritation
La forte alcalinité des ciments lors de l'humidification soit par addition d'eau, soit au contact d'une peau humide, provoque les lésions cutanées (peau rouge et luisante, œdème, éventuellement des vésicules), brûlures caustiques, fissures, crevasses, ulcérations douloureuses.
Les dermites d'usure ou d'irritation sont dues à la combinaison de l’alcalinité du ciment et de l’abrasivité du sable ajouté.
Les doigts et les mains sont principalement concernés, mais aussi les autres zones de contact possibles comme les coudes, les genoux, les cuisses lorsque le carreleur s’accoude, s’assoit ou s'agenouille dans un milieu humide contenant du ciment frais, ou lors de coulées de mortier liquide sur le pantalon.
- La dermatite de contact allergique est due aux substances allergènes contenues dans le ciment (bichromate de potassium surtout) et les résines époxydiques et les solvants contenus dans les colles.
Le carreleur se sensibilise progressivement à ces produits de façon spécifique du fait de la multiplicité des contacts cutanés non protégés. L'eczéma de contact ("gale du ciment") siège au début sur les zones de contact avec le ciment, mais peut ensuite s'étendre au-delà : faces dorsales et latérales des doigts et des mains, face interne des poignets. Les atteintes cutanées sont érythémateuses avec lésions prurigineuses, vésiculeuses suivies d'une phase de suintement, de formation de croûtes et de desquamation, et l’eczéma peut se surinfecter.
- Les carreleurs sont aussi exposés à l’inhalation de poussières de ciment sous forme sèche et de poussières minérales de silice lors de la découpe de granit et le ponçage de béton pour la préparation des supports, qui peuvent être aussi responsables d’affections oculaires et respiratoires : conjonctivite, blépharite (lésions de follicules pileux des cils de paupières), rhinites, fibrose pulmonaire.

Un tableau de maladie professionnelle est spécifique aux risques du ciment : Tableau n°8 RG : Affections causées par les ciments (aluminosilicates de calcium).

- L’intervention sur des matériaux susceptibles de libérer de l'amiante expose le carreleur à l’inhalation de la poussière de cette fibre minérale cancérogène lors de travaux de rénovation.

  • Risques liés au bruit
    Les activités de sciage des carreaux génèrent des bruits qui dépassent généralement les 85 dBA, avec comme conséquences non seulement des effets auditifs pouvant amener une surdité progressive mais aussi des effets sur le psychisme (nervosité, agressivité, etc.) et sur le système neurovégétatif (pression artérielle, fréquence cardiaque, …).

  • Autres Risques
    Les chantiers ou travaillent les carreleurs présentent d’autres risques moins spécifiques à cette profession, mais communs à tous les métiers du bâtiment : les déplacements fréquents sur un sol inégal, encombré, mal éclairé, et/ou glissant, induisent de nombreux risques physiques de plaies, fractures et entorses dues aux chutes de plain-pied, des traumatismes crâniens et écrasements des membres en raison de la chute d’objets ou de matériaux des échafaudages ou des étages supérieurs,… L’intervention de plusieurs corps de métier simultanément (chauffagiste, électricien, peintre) génère de plus des risques démultipliés de « co-activité » dus aux interactions, aux malentendus, aux incompréhensions entre différentes entreprises.

Les mesures de prévention des risques des carreleurs

Les moyens de prévention à mettre en œuvre pour pallier les risques professionnels des carreleurs résident d’abord dans la prévention collective (organisation, installations, produits…) qui diminue fortement les expositions et la fréquence ces accidents, puis dans la prévention individuelle (équipements de protection) qui en diminue nettement la gravité, enfin dans la formation à la sécurité.
Les différents risques professionnels doivent faire l’objet d’une évaluation pour permettre la rédaction du Document Unique de Sécurité (Décret du 5 novembre 2001) en appréciant à la fois l’environnement matériel et technique (outils, machines, produits utilisés) et l’efficacité des moyens de protection existants et de leur utilisation selon les postes de travail.
De manière aussi à ce que les salariés puissent être informés à propos des produits dangereux utilisés, les Fiches de Données de Sécurité (F.D.S.) doivent être mises à disposition et la connaissance de leurs risques expliquée au travers de la compréhension de leur étiquetage.

  • L’organisation du chantier
La première des mesures de prévention passe par une réflexion en amont sur l’organisation et l’installation du lieu de travail : implantation, circulation des hommes, des engins et des matériaux.
La plupart des chutes de plain-pied et d’objets trouvent leur origine sur un chantier mal organisé et mal rangé.
Une bonne organisation du chantier permet aussi d’éviter des ports de charge et des mouvements répétés inutiles et d’avoir les matériaux à disposition et à la bonne hauteur, donc de réduire les risques physiques liés à la manutention et à la fatigue.
Enfin, il faut prévoir un périmètre de sécurité et un balisage autour de toutes les interventions pour éviter tout heurt avec d’autres travailleurs.
Par ailleurs, sur les chantiers du BTP, des abris ou cantonnements doivent accueillir des vestiaires, des sanitaires et toilettes, voire des douches pour apporter les conditions d'hygiène nécessaires aux travailleurs.
Loin d'être optionnelle, la présence de ces abris relève du domaine réglementaire (Code du travail, articles R4228). La fourniture d'eau potable suffisante sur le chantier est obligatoire (3 litres d’eau, au moins par jour et par travailleur (article R. 4534-143 du Code du travail) par temps caniculaire).

  • La coordination Sécurité et Protection de la Santé (SPS)
Pour limiter les risques induits par la co-activité avec d’autres corps de métier, le législateur a prévu de rendre obligatoire l'intervention d'un coordonnateur Sécurité et Protection de la Santé SPS dans les chantiers importants ou travaillent plusieurs entreprises. Un coordinateur SPS rédigeant un Plan Général de Coordination (PGC) est ainsi requis pour tous les chantiers importants sur lesquels interviennent, simultanément ou successivement, plusieurs entreprises, même en sous-traitance l’une de l’autre. Il assure la coordination au stade de la conception (identification des risques, description des procédures et moyens qui permettront de les éviter) et en cours de chantier.

  • Les installations de travail en hauteur
Chaque fois que cela est possible, il est nécessaire de prévoir un maximum d’opérations au sol pour diminuer la charge de travail réalisé en hauteur. Sinon, il faut utiliser soit des élévateurs de personnel, soit des échafaudages.
Les échelles portables sont des outils exclusivement utilisés pour accéder à un niveau supérieur à défaut d’escalier ou d’échelle fixe ; c’est avant tout un moyen d’accès. Ce n’est qu’occasionnellement que les échelles portables, escabeaux et marchepieds peuvent être utilisées comme poste de travail, s’il s’agit de travaux de courte durée ne présentant pas de caractère répétitif ou risqué.
La prévention des chutes de hauteur est assurée en premier lieu par des accès sécurisés (passerelle, dispositif antichute) grâce à des garde-corps intégrés ou fixés de manière sûre, rigides et résistants. La circulation en hauteur doit s’effectuer en sécurité sans créer de risque de chute lors du passage entre un moyen d’accès et des plateformes, planchers ou passerelles.
Les échafaudages doivent être montés et utilisés conformément aux dispositions prévues par le fabricant et maintenus dans cette configuration. Ceci concerne aussi les dispositions en matière de stabilisation de l'échafaudage. Les échafaudages sur taquets d’échelle sont interdits, les plates-formes sur tréteaux vivement déconseillées (manque de protection et risque de chavirement).

  • Les aides à la manutention
Les travaux du carreleur comportent de nombreuses manutentions de charges lourdes qui entraînent des risques évidents de troubles musculo-squelettiques au niveau du dos et des articulations, qui peuvent être réduits par l’utilisation systématique de moyens qui limitent ou facilitent la manipulation manuelle par l’utilisation de chariots roulants…, ou de manutention assistée : grues montées sur les camionnettes qui aident à monter et descendre les charges, élévateurs de charges (plates-formes télescopiques élévatrices), engins d’élévation de matériel comme les plateformes en saillies, …
L’utilisation des accessoires de levage comportent aussi par eux-mêmes des risques : il convient de respecter les charges maximales qu’ils peuvent supporter, et de ne pas rester dans le rayon d’action des engins de levage pour éviter le risque d'accident en cas de mauvaise manœuvre avec heurt du personnel du chantier avec la charge en suspension.

  • Le choix et l’utilisation des produits et outils
- La limitation des polluants dans l’air d’un local consiste à utiliser des machines de coupe munis d’aspirateur de poussière et à assurer une concentration dans l’atmosphère la plus basse possible par une aération satisfaisante et une humidification des sols.
- Par ailleurs, la connaissance des dangers des produits et des mesures de sécurité recommandées passe par la lecture de la Fiche de Données de Sécurité (FDS). Ce document renseigne sur la composition, les propriétés et surtout le mode d'utilisation. On y trouve également des données concernant les premiers soins, la toxicité et les précautions de manipulation.
- Les conditionnements (sacs de ciment…) en quantité réduite doivent être choisis, de même que les matériaux les moins encombrants et les plus légers.
- Les outils doivent être dotés d’un manche ergonomique, les machines munies de poignées anti-vibratiles ; il convient de privilégier les outils portatifs légers et sans fil, et de les utiliser à vitesse lente pour éviter les projections.
- Utilisation d’une masse en caoutchouc plutôt que le talon de la main, pour éviter la compression par appui du canal carpien.
- Pour effectuer les découpes des sacs, la prévention des coupures consiste à choisir exclusivement des cutters de sécurité avec dispositif de retrait automatique de lame, ce qui protège les mains et le corps d’un faux mouvement de la lame.

  • La protection individuelle du carreleur
Les conditions de travail du carreleur font qu’il est impossible d’éliminer tous les risques par la mise en place des protections collectives précédentes.
Pour travailler en toute sécurité, le carreleur doit donc recourir impérativement aux équipements de protection individuelle suivants :
- Casque de chantier pour se protéger des chutes d’objets,
- Chaussures ou bottes de sécurité antidérapantes,
- Lunettes de protection enveloppantes ou une visière pour couper, pour scier…
- Gants de manutention anti-coupures, gants de néoprène ou nitrile avec un revêtement intérieur et des manchettes remontant haut sur les avants bras pour manipuler et appliquer les mortiers de ciment, les colles…
- Vêtements adaptés aux travaux du bâtiment et aux conditions climatiques,
- Crèmes protectrices pour les mains,
- Masques anti-poussières filtrants à ventilation libre de type FFP2 lors d’émission de poussières, ou demi masques filtrants anti aérosol de type FFP3 si intervention sur matériaux amiantés ou siliceux,
- Bouchons auditifs moulés lors de l’utilisation d’outils bruyants.
- Pantalon de travail pouvant intégrer une protection fixe ou amovible des genoux, ou genouillères indépendantes, constituées de coussinets souples solidaires d'un support, maintenues sur le genou à l'aide le plus souvent de lanières ou de courroies ou sangles élastiques.

  • La formation à la sécurité
L’information et la formation des salariés sur les risques et les techniques sécuritaires est absolument nécessaire pour diminuer de façon pérenne le niveau de criticité du travail du carreleur :
- Formation à la sécurité des équipements (par exemple, les techniques sécuritaires de levage),
- Formation PRAP (Prévention des Risques liés à l'Activité Physique) : il s’agit d’apprendre les bonnes postures de travail, les positions articulaires adéquates, en appliquant les principes de base de sécurité physique et d’économie d’effort.
- Formation sur le travail en hauteur.

- OFFICIEL PREVENTION : Dossiers Formation > Conseils : La coordination SPS sur les chantiers BTP.
- OFFICIEL PREVENTION : Dossiers Protections collectives - Organisation - Ergonomie > Manutentions : LES FORMATIONS Gestes et Postures ou PRAP (Prévention des Risques liées aux Activités Physiques).


Aout 2011