La prévention des risques dus aux transpalettes

Les utilisateurs de transpalettes se situent principalement dans les secteurs des transports, le commerce de gros et de détail ainsi que l’industrie alimentaire. Les transpalettes sont à l'origine d'assez nombreux accidents qui occasionnent notamment : lombalgies, hernies, blessures aux jambes et aux chevilles, écrasements et coincements des pieds et des mains…

De nombreux types de chariots, appelés transpalettes, sont à même de charger (ou de décharger) les palettes des camions de livraison de marchandises, et diffèrent selon la charge et la distance à parcourir. Les utilisateurs de transpalettes se situent principalement dans les secteurs des transports, le commerce de gros et de détail ainsi que l’industrie alimentaire.
Les transpalettes sont à l'origine d'assez nombreux accidents qui occasionnent notamment : lombalgies, hernies, blessures aux jambes et aux chevilles, écrasements et coincements des pieds et des mains, qui pourraient être facilement évités par des mesures de prévention adéquates.

Le transpalette est conçu dans le but de décoller la palette et sa charge de quelques centimètres, pour permettre son déplacement horizontal de quelques dizaines de mètres dans un entrepôt, un atelier, un wagon ou un camion. Ils ne sont pas conçus pour le gerbage.

- Les transpalettes manuels sont des chariots à petite levée conçus pour être poussés, tirés et dirigés manuellement, n'ayant aucune motorisation, que ce soit en élévation ou en translation.
Munis en général de bras de fourche adaptés pour transporter de faibles charges (< 800 kg), ils sont employés dans des conditions peu intensives et sur de courtes distances (moins d'une trentaine de mètres). L'élévation est obtenue grâce à un groupe hydraulique actionné généralement par le timon. Le faible prix et leur peu d'entretien assurent à ces chariots une large diffusion.
- Les transpalettes électriques sont manœuvrés par des conducteurs à pied ou sur une plate-forme rabattable. Le transpalette électrique à conducteur accompagnant s'apparente à un transpalette manuel mais motorisé et destiné à manutentionner plus de palettes par jour, des charges susceptibles d'être relativement élevées (1,5 à 2 tonnes), par un opérateur non qualifié, notamment les chauffeurs ayant à décharger leur propre camion, ou des intérimaires ne possédant pas de CACES (Certificat d'Aptitude A la Conduite en Sécurité). Pour gagner en productivité (sans pour autant dépasser les 6 km/h), le transpalette accompagnant peut être muni d'une plate-forme rabattable sur laquelle le cariste peut rester debout.
De nombreuses autres caractéristiques différencient les transpalettes : la charge, la taille des fourches (fourches courtes ou longues), l'écartement des fourches, les caractéristiques des galets (simple ou double, matière et diamètre), le type de roues etc...
Lorsqu'il faut déplacer des charges plus lourdes sur de plus longues distances, il faut envisager de recourir à des chariots automoteurs de manutention à conducteur porté.

Les principaux risques

Les transpalettes sont à l'origine de nombreux accidents quand ils ne sont pas choisis et utilisés à bon escient. Si ces chariots limitent les risques de blessures dues à un effort excessif dans les travaux de manutention, toutefois, le fait de tirer, de pousser et de manipuler un transpalette présente certains dangers, tels que : les doigts et les mains qui peuvent rester coincés (p. ex., entre le chariot et d'autres objets); les orteils qui peuvent être écrasés sous un chariot ; les pieds ou les jambes qui peuvent être heurtés par la chute de la charge ...
Le danger concerne également les autres travailleurs qui se trouvent à proximité du manutentionnaire qui déplace la transpalette, qui peuvent être heurtés par le chariot ou sa charge du fait de l’inattention ou du manque de visibilité.

Les principaux accidents recensés sont les suivants :
a) Coincement ou écrasement d'une partie du corps de l'opérateur :
- lors de manœuvres dans des allées étroites ou dans des rampes,
- lors du basculement du moyen de manutention, par déséquilibre d'un chariot lors du chargement ou du déchargement en hauteur,
- lors du basculement de la charge manutentionnée.
b) Affections ostéo-articulaires lors d'efforts importants :
moyen de manutention surchargé, sur un mauvais sol, sur rampe, utilisé en traction ou mal entretenu, mauvaise posture... Des lombalgies d'effort en résultent souvent.
c) Chute et glissade lors d'utilisation du moyen de manutention sur un quai ou dans un camion : manque de recul, déclivité importante de la plaque de liaison entre quai et camion ou du hayon élévateur, coincement des roues et basculement...
d) Blessures aux mains par cisaillement entre poignée et obstacle extérieur et blessures aux pieds par écrasement par les roues directrices du moyen de manutention.

Formation du manutentionnaire


La formation insuffisante de l'opérateur est souvent à l'origine de ces accidents.
La conduite des chariots automoteurs à conducteur à pied ne nécessite pas la délivrance d'une autorisation de conduite. Néanmoins, l’employeur doit procéder à la formation de ces conducteurs afin qu'ils soient bien informés des particularités de ces appareils et des risques encourus du fait d'une mauvaise utilisation.
Toutefois, lorsqu'ils sont munis d'une plate-forme rabattable, ces chariots sont alors considérés comme étant à conducteur porté, si bien qu'une autorisation de conduite est alors nécessaire pour le cariste qui les utilise.
Les conducteurs des chariots doivent connaître parfaitement les caractéristiques, les possibilités et la manœuvre de leur chariot. Ils doivent également connaître et appliquer les consignes de sécurité en vigueur dans leur entreprise.

Equipements de protection individuelle

Le port des chaussures de sécurité est indispensable pour la conduite de tout type de chariot ; le port des gants est nécessaire lorsqu'il y a des manutentions manuelles et le port d'une ceinture lombaire peut être indiqué en cas de sensibilité dorsale.
En fonction de certaines conditions de travail, le port des lunettes, casques, protections auditives, vêtements pour protéger sont à utiliser (exemple : dans les chambres froides). Ces équipements doivent être mis gratuitement à disposition par l'employeur.

Mesures de prévention
  • Ergonomie du transpalette
Un timon long éloigne l’opérateur du chariot et une jupe galbée assure une meilleure protection des pieds, des poignées ergonomiques et un bouclier de protection celle des mains.
Des contours arrondis préviennent les risques d’accrochage autour du chariot.
  • Conditions d'utilisation

- Les transpalettes sont des outils non adaptés pour évoluer sur des rampes ou des plans inclinés (déclivité inférieure à 2 %) ou dans certaines conditions comme sol en mauvais état, irrégulier, glissant...
- Les allées de circulation doivent être nettement délimitées et dégagées, et de largeur suffisante.
Préconisations :

Largeur minimum des voies
de circulation
Circulation à sens unique Circulation à double sens
Piéton seul 0,80 m 1,50 m
Piéton avec charge 1,20 m 2,00 m
Transpalette manuel 1,50 m 2,50 m
Transpalette électrique 2,00 m 3,30 m


- Les endroits pouvant présenter un risque de danger (croisements, rétrécissements...) doivent être très nettement signalés à l'attention du conducteur.
- La capacité maximale des transpalettes est indiquée par les constructeurs et ne doit pas être dépassée.

  • Règles de chargement et d’utilisation
- Avant levage, s'assurer que les palettes, plates-formes... sont appropriées aux charges à déplacer et en état de les supporter.
- S'assurer que les charges sont parfaitement équilibrées, calées ou amarrées sur leurs supports.
- S'assurer que la charge est stable et bien centrée sur le plateau ou les fourches, qu'elle ne dépasse pas du gabarit de l'engin et que le centre de gravité est le plus bas possible. Eviter les charges hautes qui masquent la visibilité vers l'avant (moins e 1,2 m).
- Engager les bras de fourche à fond sous les charges, ne jamais lever une charge avec un seul bras de fourche.
- Ne placez en aucun moment les mains ou pieds sous le transpalette.
- Ne laisser jamais un transpalette chargé en position de levage sans surveillance; abaisser toujours la charge au plancher.
- Utiliser les moyens de manutention manuels « au pas », c'est-à-dire à la vitesse de marche d'une personne (3 à 4 km/h), sans virage brusque et interdire formellement le transport de personnes.
- Vérifications
Bien qu'il n'y ait pas d'obligation de soumettre ces chariots à des vérifications journalières et périodiques, il est souhaitable que l'utilisateur du chariot s'assure au début de service :
- du bon état du chariot notamment du système de roulage (vérification de l'état des roues, des fixations et leur remplacement) et au niveau de l'élévation (graissage du système, vérification de la pompe hydraulique, etc.)
- du fonctionnement correct du frein de parc s'il y en a un.


Etudes INRS
ED 35. SÉCURITÉ. Transpalettes manuels.
ED 36. SÉCURITÉ. Transpalettes électriques à conducteur accompagnant


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