La prévention des risques professionnels des insecticides

L’utilisation professionnelle d’insecticides est particulièrement dangereuse et peut être à l’origine de maladies graves : les intoxications aigues aux pesticides les plus sévères sont liées aux insecticides (notamment les organophosphorés et les carbamates). Le danger d'une intoxication aiguë, lors d'une exposition accidentelle, se manifeste par des troubles cutanés, digestifs, respiratoires, musculaires, nerveux, cardiovasculaires. Mais il y a aussi des risques d'intoxication chronique, résultant d'une exposition fréquente et prolongée à des doses faibles. Ils peuvent provoquer des troubles du système nerveux, des effets cancérigènes et mutagènes, et des perturbations endocriniennes : les risques induits par l'exposition directe et/ou indirecte aux insecticides ont des effets marquants sur la fréquence de certains cancers, les maladies neuro-dégénératives et le développement fœtal.

La prévention des risques professionnels des insecticides

Les insecticides jouent un rôle majeur en matière de sécurité alimentaire, de salubrité et de santé publique, humaine et animale : en effet, les insectes peuvent causer des dégâts énormes aux cultures et aux récoltes, transmettre des maladies aux hommes et aux animaux, nuire gravement à l’hygiène des lieux de travail et de résidence, menacer les ouvrages en bois.
De nombreux travailleurs agricoles, horticoles, viticoles, arboricoles, d'entretien des espaces verts ou des voiries et des bâtiments industriels, des bureaux ou surfaces commerciales, exerçant dans les industries agro-alimentaires, textiles, du bois, dans les établissements de santé, en hôtellerie-restauration, utilisent des insecticides de façon intensive et fréquente.
L’utilisation professionnelle d’insecticides est particulièrement dangereuse et peut être à l’origine de maladies graves : les intoxications aigues aux pesticides les plus sévères sont liées aux insecticides (notamment les organophosphorés et les carbamates). Le danger d'une intoxication aiguë, lors d'une exposition accidentelle, se manifeste par des troubles cutanés, digestifs, respiratoires, musculaires, nerveux, cardiovasculaires. Mais il y a aussi des risques d'intoxication chronique, résultant d'une exposition fréquente et prolongée à des doses faibles. Ils peuvent provoquer des troubles du système nerveux, des effets cancérigènes et mutagènes, et des perturbations endocriniennes : les risques induits par l'exposition directe et/ou indirecte aux insecticides ont des effets marquants sur la fréquence de certains cancers, les maladies neuro-dégénératives et le développement fœtal.
Comme pour toute activité susceptible de présenter un risque d'exposition à des agents chimiques dangereux, l'employeur doit procéder à une évaluation des risques encourus pour la sécurité et la santé des travailleurs, limiter l'usage des insecticides au strict nécessaire, adopter de bonnes pratiques et d'hygiène au travail, former ses salariés et mettre à leur disposition les équipements de protection individuelle adéquats (combinaison, gants, bottes, masque) pour éviter tout contact et inhalation d’insecticides.

Généralités sur les produits insecticides

Les insecticides détruisent les insectes, et par extension les acaricides et nématocides d'autres invertébrés (acariens, myriapodes, vers), en désorganisant leur système nerveux ou d’autres fonctions vitales essentielles, selon leur stade de développement, soit qu’ils soient sous forme d’œufs, de larves ou de nymphes (ovicides, larvicides) ou sous forme adulte (adulticides pour les imagos).
Il y a différents types d'insecticides très nombreux, en fonction du stade de développement de l’insecte et de ses métamorphoses, du type d’insecte (volants, rampants, parasites …), du mode d’action (contact, pénétrant, systémique…), du type d’application (épandage, pulvérisation …), du lieu de traitement (sur des végétaux, des animaux ou des humains, sur des sols, dans des locaux …).
- Le mode d'action des insecticides
Les insecticides agissent soit en perturbant la respiration cellulaire, soit en inhibant les phénomènes de croissance et de développement de la mue, soit en perturbant la formation de la cuticule chitineuse ou le système nerveux.
De nombreux insecticides très puissants (organophosphorés, carbamates) sont composés de molécules inhibant une enzyme, l'acétylcholinestérase, ce qui intoxique le système nerveux de l’insecte.
L'action des insecticides s'exerce sur les insectes soit par simple contact, soit par ingestion directe du produit ou de la sève d’un végétal ou par inhalation.
Si l’insecticide pénètre plus ou moins dans le tissu des végétaux, il possède un caractère semi-systémique, et s’il est transporté par la sève dans le système vasculaire des végétaux, il possède un caractère systémique. Ayant une action peu sélective, les insecticides présentent des risques pour les insectes non-cibles du même ordre, jouant pourtant un rôle écologique fondamental : hyménoptères pollinisateurs (abeilles), diptères et coléoptères coprophages …
- La rémanence dans les écosystèmes des insecticides
Les insecticides se dégradent plus ou moins lentement : une faible rémanence implique la répétition de traitements généralement à toxicité rapide élevée mais peu persistante (par exemple les organophosphorés) ; à l’inverse une forte rémanence génèrent souvent des effets toxiques immédiats plus faibles mais subsistant longtemps dans l’environnement (eau, sols, graisses animales, tissus végétaux) avec des bioaccumulations dangereuses pour tous les organismes vivants par l’intermédiaire des chaînes alimentaires (par exemple les organochlorés).
- Le mode d’application des insecticides
Les insecticides sont disponibles en différentes formulations, avec une forme physique adaptée au mode d’application et à l’usage prévu : dépôt au sol, pulvérisation, trempage, injection… On trouve des présentations solides à épandre ou pulvériser (appâts ou poudres), liquides à nébuliser, injecter, déverser ou asperger (aérosols, solutions, lotions) et gazeuses (gaz de fumigation).

Les principales situations professionnelles d’exposition aux insecticides

Il y a un intérêt majeur économique et sanitaire dans l’usage de plusieurs milliers de tonnes de centaines de molécules d’insecticides, d’acaricides et nématocides :
- dans le domaine sanitaire : lutte contre les maladies à transmission vectorielle, en particulier dues aux moustiques et aux mouches, telles le paludisme, la dengue, le chikungunya, la fièvre catarrhale ovine, la fièvre du Nil, …, lutte contre les parasites en médecine humaine et vétérinaire.
- dans le domaine agricole : lutte contre les ravageurs des racines ou parties aériennes des cultures, traitement des semences, grains, serres, installations d’élevage.
- dans le secteur agro-alimentaire : traitement des conteneurs, stocks de denrées alimentaires, silos.
- dans le secteur industriel : traitement préventif et curatif des bois, des textiles.
- dans le domaine de l’hygiène publique : désinsectisation des locaux hospitaliers, des hôtels-restaurants, des bâtiments du secteur administratif, commercial ou résidentiel, des locaux et des colonnes ou gaines techniques.
Ces multiples utilisations d’insecticides concernent de très nombreux travailleurs qui sont exposés à la toxicité de ces produits.
- Les agriculteurs, viticulteurs, arboriculteurs, horticulteurs et maraichers et dans une moindre mesure les jardiniers : ils interviennent sur les parties aériennes des plantes, ou sur les sols ou dans les locaux de stockage contre les insectes suceurs, piqueurs ou phytophages, acariens et vers (doryphores, pucerons, aleurodes, tordeuses, carpocapses, chenilles, …).
- Les éleveurs pour désinfecter les bâtiments et installations d’élevage (tapis de convoyage …), pour la lutte contre la prolifération des larves de mouche dans le fumier, le purin, les litières, les fientes et l’application de traitement antiparasitaires externes sur les animaux pour prévenir l'apparition et la prolifération des puces, des tiques …
- Les techniciens applicateurs du bois en traitement préventif ou curatif par application de surface ou injection contre les insectes xylophages (termites …) ou leurs larves (capricornes, lyctus, vrillettes ...), qui peuvent occasionner des dégâts importants dans les charpentes des bâtiments, les huisseries et les meubles anciens en dégradant les bois et en endommageant gravement leur résistance mécanique. Le traitement préventif s’effectue par trempage dans des bacs ou par autoclave.
- Les techniciens hygiénistes dans les industries agro-alimentaires, notamment céréalières, qui agissent contre la présence et le développement des insectes et acariens dans les grains au stockage soit de manière directe par application sur les grains infestés par les insectes (charançon des grains, mite de la farine …), soit de manière indirecte par traitement des matériels et des parois des stockages vides avant la collecte.
- Les techniciens de désinfection dans les bâtiments collectifs ou les insectes volants (mites, mouches, moustiques, guêpes) ou rampants (blattes ou cafards, fourmis, punaises, puces, araignées …)
prolifèrent avec rapidité en milieu humide et chaud (cuisines, chaufferies, lingeries, pièces d’eau, vestiaires, gaines techniques, monte-charge …) des milieux hospitaliers, hôteliers, commerciaux, …
- Le personnel de soins infirmiers et vétérinaires dans l’application d’antiparasitaires insecticides externes (gale, poux, puces …) par pulvérisation, shampooings, étalement de crèmes ou compresses imbibées de lotion d’insecticide et dans la décontamination de l’environnement des malades (literie, textiles …) ou des animaux de production et les chevaux.
Le risque de contamination direct correspond au risque du travailleur qui est exposé directement aux produits lors du traitement par épandage ou pulvérisation de l’insecticide, mais aussi lors de la préparation du produit, du nettoyage et de la vidange de la cuve, de tout disfonctionnement du pulvérisateur (buses bouchées, rupture de tuyaux…).
Le risque de contamination indirecte correspond aussi à tout contact avec un élément pollué, tel que le matériel et l’emballage du produit insecticide, le végétal, le sol, les équipements, outils et engins de travail, les vêtements : le contact avec la peau survient souvent au toucher d’une surface sur laquelle se trouvent des résidus d’insecticide. Les travailleurs qui manipulent des insecticides peuvent également ingérer accidentellement des traces de produit en mangeant sans avoir pris la précaution de se laver les mains au préalable.
Le risque lié à l’insecticide phytosanitaire varie selon les productions agricoles et il est notamment fort en viticulture, en cultures légumières et fruitières, caractérisées par l’intensité de l’utilisation des insecticides, avec plusieurs traitements par an : l’exposition des agriculteurs aux traitements insecticides, lors de la préparation du produit, de l’épandage (défaut d’étanchéité des combinaisons, particulièrement au niveau des poignets, et des cabines), du nettoyage du matériel de pulvérisation ou des équipements de protection, de la réentrée sur les sites agricoles, est génératrice de risques chimiques importants. Le traitement des semences pose aussi le problème de l’émission de poussières toxiques lors du stockage et de l’utilisation dans les semoirs.
Les horticulteurs et maraichers utilisent des pratiques de traitement des sols et manipulent aussi en serre des fumigants et s’exposent ainsi à un risque grave d’intoxication en milieu fermé.
La protection insecticide des vignes et des vergers, notamment pour les pommes, pêches, poires, abricots, prunes … est grande utilisatrice de pulvérisations intenses et renouvelées pour éviter des dégâts importants dans les plantations : l’application sur de grandes hauteurs accroit le danger de pollution de l’air ambiant et le risque d’inhalation importante.
Quant aux techniciens applicateurs et hygiénistes amenés à traiter le bois ou désinsectiser les locaux, ils sont continuellement exposés aux risques cutanés et respiratoires des insecticides.

Les différents produits insecticides et leurs dangers

Les risques des substances chimiques utilisées dans les produits insecticides sont très importants pour la santé humaine et l’environnement et certains ont été interdits totalement ou seulement en usage agricole en raison de leur haute toxicité immédiate ou différée (DDT, lindane, aldrine, dieldrine, endosulfan, chlordécone, roténone, malathion …). Si pour une toxicité aigue, le rapport de causalité est clairement identifié et assez facilement mesurable, il n’en est pas de même pour la toxicité chronique des insecticides qui est vraiment beaucoup plus malaisée à cerner avec précision, et la réglementation évolue souvent compte tenu des résultats des longues études épidémiologiques et toxicologiques et des enjeux économiques.

Les insecticides pénètrent dans le corps humain par trois voies :
- orale (bouche, œsophage, appareil digestif),
La pénétration par cette voie se fait soit par ingestion accidentelle d’un produit ou par déglutition de produit, soit par contact direct, en portant des mains ou des objets souillés à la bouche.
- respiratoire (nez, trachée, poumons)
Ce type de pénétration se fait par inhalation de poussières, fumées, gaz ou vapeurs, particules fines émises à la préparation du traitement et lors de la pulvérisation du brouillard de produit.
Ce risque est ainsi fortement présent lors des différentes phases de traitement. Les poumons ont une grande capacité de contact, de rétention et d’absorption des produits toxiques.
De plus, les voies respiratoires sont constituées de telle sorte qu’elles facilitent une diffusion très rapide de ces substances dans le sang.
C’est pourquoi l’inhalation de produits toxiques produit une action très rapide.
L'inhalation peut se produire quand on opère près de poudres, de gouttelettes en suspension dans l'air (brouillards) ou de vapeurs. Le risque d’une application à basse pression est assez faible, car les gouttelettes sont trop grosses pour demeurer en suspension dans l'air. L'application d'un insecticide à l'aide d'un équipement à haute pression, à très faible volume ou de type brumisateur peut augmenter le risque parce que les gouttelettes sont plus fines et qu'elles peuvent voyager dans l'air sur des distances importantes.
- cutanée (y compris les yeux et les muqueuses).
La peau est une barrière imparfaite contre les divers produits insecticides qui peuvent favoriser leur absorption par effet irritant ou décapant.
Certains produits sont susceptibles de traverser la peau, puis de passer dans le sang pour se fixer sur certains organes (foie, rate…) ou tissus (nerveux, graisseux) et aboutir, par conséquent, à des intoxications parfois très graves.
D’autres produits peuvent causer des lésions sur la peau à l’endroit du contact (rougeurs, irritations, brûlures…).
De plus, la chaleur et la transpiration accélèrent très souvent ce phénomène de pénétration.
L’effet peut être local, c’est-à-dire au point de contact (brûlures, irritations) ou général si le produit pénètre à travers la peau ou les muqueuses.
Dans la plupart des cas, si la protection des voies respiratoires est importante, bien trop souvent le risque de pénétration par la peau ou les muqueuses est encore sous-estimé.
Les signes et la gravité de l'intoxication varient selon la famille d'insecticide et l’intensité et le type de l’exposition : les troubles peuvent être digestifs (vomissement, diarrhée, nausée), cardio-vasculaires (tachycardie …), respiratoires (rhinite, asthme), neurologiques (céphalées, vertiges, tremblements, convulsions), musculaires (contractions, crampes, paralysies), cutanés (dermite, eczéma).
Les types d'intoxications qui en résultent sont de deux sortes : les intoxications aiguës qui sont dues à une durée d'exposition courte, une absorption rapide du toxique et l'apparition rapide de symptômes et les intoxications chroniques qui sont dues à l'absorption progressive et répétée de petites quantités de produits qui vont s'accumuler dans l'organisme jusqu'à provoquer des atteintes plus ou moins graves ; certains insecticides sont classés cancérigènes possibles pour l’homme et/ou perturbent le système hormonal.
Les insecticides (notamment organochlorés) peuvent aussi avoir des effets sur la reproduction, par exemple diminution de la fertilité.
Les produits insecticides contiennent aussi souvent des adjuvants pour en améliorer l’efficacité qui peuvent également provoquer des pathologies, notamment allergiques.
Les insecticides de synthèse de la chimie moderne sont classés principalement en cinq grands groupes de molécules : les organophosphorés, les organochlorés, les carbamates, les pyréthrinoïdes et les néonicotinoïdes. S’y ajoutent d’autres familles moins utilisées ou plus spécifiques comme les benzoylurées (perturbateurs de mues), les phénylpyrazoles (fipronil), les arsenicaux (diméthylarsinate de sodium, anti-fourmis), les acaricides spécifiques (carbinols, sulfones, sulfonates, formamidines) ou anthelminthiques (avermectines).

- Les insecticides organophosphorés
Ce sont soit des insecticides de contact soit systémiques très efficaces. Les insecticides organophosphorés (dichlorvos, chlorpyriphos, bromophos, diméthoate, malathion, diazinon …) sont de puissants toxiques du système nerveux, par l’intermédiaire de leur passage aisé de la barrière cutanée et des muqueuses respiratoires. Ils sont largement utilisés dans la lutte contre les fourmis, guêpes, mouches, moustiques, parasites des arbres fruitiers … et en pratique vétérinaire. Ils provoquent des troubles du rythme cardiaque, des troubles digestifs, respiratoires, et neurologiques (spasmes, perte de connaissance, convulsions en cas d’intoxication aigue suite à une exposition intense).
Ces insecticides ont en général une toxicité aiguë plus élevée que les organochlorés, mais ils se dégradent beaucoup plus rapidement, ce qui est un avantage sur le plan environnemental.
- Les insecticides organochlorés
Ce sont essentiellement des insecticides de contact. Jadis très largement utilisés (DDT, lindane...) en agriculture et dans les programmes de lutte sanitaire en raison de leur grande efficacité et leur toxicité humaine immédiate assez faible, leur spectre d’action très large, leur longue rémanence dans les sols et les eaux et leur bioaccumulation dans l’environnement (polluants organiques persistants), les ont fait bannir de cet usage dans de très nombreux pays pour leur caractère de perturbateur endocrinien et possiblement cancérigène. Ils restent parfois utilisés dans le traitement des bois et dans certains médicaments antiparasitaires.
- Les insecticides carbamates
Les insecticides carbamates (aldicarbe, bendiocarbe, carbaryl, carbofurane, propoxur, thiodicarbe, pyrimicarbe …) se sont en partie substitués aux organochlorés progressivement interdits : ils agissent généralement par contact et avec une rémanence assez faible, une action insecticide rapide avec une toxicité chez les mammifères qui dépend de la molécule, de même type mais généralement moins importante que celle des organophosphorés. Ils sont utilisés en pulvérisation dans le traitement des parties aériennes des grandes cultures, des semences, des sols et des bâtiments d'élevage et certains sont utilisés en lutte antipaludique.
Les intoxications aigues se manifestent par des diarrhées, des vomissements, des crampes abdominales, des céphalées et des secousses musculaires.
- Les insecticides pyréthrinoïdes
La famille des pyréthrinoïdes (dont le nom finit généralement par -thrine : deltamethrine, cypermethrine, cyflumethrine, tetramethrine, permethrine ….) sont largement utilisées par les professionnels contre cafards, mouches, moustiques, poux, pucerons …
Agissant rapidement par contact avec un effet choc, ils sont très biodégradables, en particulier du fait de la lumière.
Ils sont parmi les moins toxiques des insecticides pour l’homme et les mammifères, mais très toxiques pour certains organismes aquatiques (poissons) ainsi que pour les auxiliaires de l'agriculture (dont les abeilles). Au contact de la peau, ils provoquent parfois des sensations de brûlures et d'engourdissements et des réactions allergiques avec fourmillements intenses, et peuvent provoquer des dermatites, des rhinites ou de l'asthme. Ces réactions sont potentialisées par l’adjuvant Piperonyl Butoxyde (PBO) utilisé pour prolonger l’efficacité du produit.
A fortes doses et en cas d’ingestion accidentelle, les insecticides pyréthrinoïdes peuvent provoquer des vertiges, maux de tête, nausées, contractions musculaires, tremblements, et des convulsions.
- Les insecticides néonicotinoïdes
Ces insecticides systémiques (acétamipride, thiaclopride, clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame, dinotéfurane …) agissent sur le système nerveux central des insectes : ils sont largement utilisés en traitement au sol et foliaire (arbres fruitiers, légumes, betterave à sucre, pommes de terre, riz, plantes ornementales …) et en enrobage des semences, sur un large spectre d'insectes suceurs et broyeurs, mais aussi en médecine vétérinaire (tiques, puces …). L’impact neurotoxique est plus modéré chez les mammifères, par rapport aux organophosphorés et aux carbamates. Mais leur absence de sélectivité est nuisible aux insectes pollinisateurs, dont les abeilles mellifères, ce qui a entrainé l’interdiction du traitement des semences avec des produits phytosanitaires contenant du clothianidine, du thiaméthoxame et de l'imidaclopride.
Les insecticides néonicotinoïdes sont très peu toxiques par voie cutanée.
L'acétamipride et l'imidaclopride peuvent être neurotoxiques pour l'humain par ingestion ou inhalation.
- Les insecticides gazeux de fumigation (fumigants)
Le phosphure d'hydrogène (ou phosphine) est un gaz qu'il est permis d'utiliser pour le traitement insecticide des grains oléagineux et protéagineux dans des structures étanches, il est également utilisé pour la désinsectisation des moulins et des silos, en dehors de toute présence humaine.
Le bromure de méthyle est le fumigant du sol postrécolte qui était le plus couramment utilisé dans les serres horticoles, mais de plus en plus substitué par le fluorure de sulfuryle : le fluorure de sulfuryle est également utilisé pour les grains de céréales et dans les installations des minoteries, ou subsiste la nécessité d’utiliser ces molécules insecticides toxiques pour pénétrer profondément dans les éléments de structure des meuneries (y compris les fissures et crevasses), et pour permettre d’éliminer efficacement les insectes à tous les stades de développement, ce qui est seulement partiellement le cas avec des insecticides sous forme d’aérosols des produits organophosphorés et pyréthrines. Cette fumigation laisse des vapeurs très toxiques pour les mammifères. L’exposition à ces gaz phytosanitaires est génératrice de risques chimiques par voie cutanée ou respiratoire et peut occasionner des troubles : maux de tête, nausées, vomissements, vertiges, paresthésie (trouble de la sensibilité), suffocations, convulsions et troubles cardiaques pour les intoxications aigues ; mais potentiellement à long terme, l’impact de ces substances sur la santé présente des risques neurotoxiques.

Les mesures de prévention des risques professionnels des insecticides

L’évaluation du risque d’exposition pour les personnes manipulant les produits insecticides doit tenir compte de plusieurs facteurs, déterminant la gravité du risque :
- la voie d’exposition par contact direct ou par voie aéroportée,
- la forme de présentation du produit : produit concentré ou dilué, forme liquide ou poudre ;
- les caractéristiques physico-chimiques du produit : par exemple la présence de composés organiques volatils, …
- les conditions d’utilisation du produit : bains de trempage et solutions, vapeurs, pulvérisation (spray), projections, gaz …

  • La prévention technique collective

    - La connaissance des produits
    L'ensemble des produits doivent être en conformité avec plusieurs réglementations fondamentales qui sont matérialisés sur l'emballage et/ou sur les documents qui accompagnent ces produits, délivrées obligatoirement et gratuitement par le fournisseur.
    C’est pourquoi, les produits insecticides doivent posséder leur Fiche de Données de Sécurité (FDS). Ce document renseigne sur la composition, les propriétés, les caractéristiques physico-chimiques et surtout le mode d'utilisation, comme la concentration des mélanges. On y trouve également des données concernant les premiers soins, la toxicité et les précautions de manipulation. L'ensemble de ces connaissances facilite la rédaction de la méthode de désinfection ou d’antisepsie pour optimiser l’efficacité du produit tout en n’en minimisant les risques d’emploi. Ce document est remis au chef d'établissement qui le transmet au médecin du travail et doit être porté à la connaissance des responsables utilisateurs.
    Les fiches de données de sécurité qui comportent plusieurs rubriques parmi lesquelles figurent les indications suivantes :
    - identification du produit,
    - propriétés physico-chimiques et toxicologiques,
    - précautions de stockage, d'emploi et de manipulation et celles qui doivent être prises en cas d'élimination ou de destruction,
    - mesures à prendre en cas d'incendie, de dispersion accidentelle,
    - informations sur le transport ...

    Chaque classe de danger sur l’étiquette de l’emballage est représentée par un symbole imprimé en noir sur fond jaune.
    Ce symbole est accompagné de plusieurs mentions :
    - le ou les nom(s) de la ou des substance(s) qui apporte(nt) le danger,
    - un certain nombre de phrases R (phrases de risque) qui renseignent sur la nature exacte du danger :
    Exemple :
    R36 "irritant pour le yeux"
    - un certain nombre de phrases S (conseils de prudence) destinées à assurer l'utilisation du produit dans de bonnes conditions :
    Exemple :
    S37 "porter des gants appropriés",
    - le nom, l'adresse et le numéro de téléphone du fabricant.
    Bien entendu, ce type de prévention ne se concrétise que par la formation et l’information du personnel, sur la nature des produits manipulés et de leurs effets néfastes potentiels, et sur la compréhension des étiquettes des emballages.

    - Le choix des produits et de procédés
    Les substitutions d’insecticides par d’autres beaucoup moins toxiques ou le choix de procédés alternatifs apparaissent comme des solutions prioritaires.
    Exemples :
    o Les récentes évolutions réglementaires de réduction d’usage des produits phytosanitaires, notamment les traitements insecticides dans les usines des industries des céréales, privilégient d’autres moyens de lutte innovants par le chaud, par le froid, des désinctiseurs à impact installés sur la chaîne de traitement …
    o Dans les serres, la stérilisation du sol par la vapeur est préférable à la fumigation parce que, en plus de détruire la majorité des parasites, elle n'a aucun effet secondaire toxique.
    o La réduction des intrants phytosanitaires est une mesure de prévention primaire de la filière agricole avec adoption d’alternatives à certains traitements (Protection Biologique Intégrée, auxiliaires vivants de culture et phéromones spécifiques de confusion sexuelle …).
    o le conditionnement en spray doit être évité car plus toxique, du fait de la production d’une brume très fine qui atteint très aisément les cellules pulmonaires et, en outre, il présente un risque d’explosion à cause du gaz propulseur (butane ou propane).
    o Le recours à la désinsectisation chimique dans les silos peut être réduit par le nettoyage minutieux des locaux (y compris gaines ou planchers de ventilation), la détection d’insectes à la réception avant leur prolifération …
    o Des réductions dans l’usage des insecticides sont possibles en résorbant les inefficacités des exploitations : il convient de limiter l'usage des insecticides au strict nécessaire et d’optimiser les doses et nombres de traitement en fonction des critères météo, état sanitaire, stade de développement de la culture…
    o Pour désinsectiser les animaux, il faut choisir un mode d'administration le moins contaminant possible pour les opérateurs : le "pour on" expose moins l'éleveur qu'une pulvérisation avec un pulvérisateur à dos : il s’agit de formules prêtes à l'emploi qui s’appliquent sur la ligne du dos de l’animal et qui ne requiert aucun bain, couloir d'aspersion ni matériel d'aspersion à main ou à pression.

    - Des mesures techniques de prévention collective indispensables :
    o Aménagement du local technique et de l’aire de préparation et de nettoyage des équipements de travail : ventilation efficace, séparation des produits en fonction des FDS… o Bon réglage (buses bouchées…) des pulvérisateurs.
    o Toujours bien refermer les bidons et autres conteneurs de produits insecticides et essuyer les liquides ou ramasser les granulés immédiatement après tout déversement.
    o Le stockage des insecticides présente des risques de chute ou de renversement d'emballage avec fuites ou déversements des produits. Toutes ces caractéristiques rendent nécessaire, outre les précautions lors de leur emploi, l’utilisation de contenants, d’armoires ou l’aménagement de locaux spécifiques de stockage, armoires avec étagères de rétention, matériels de stockage avec bacs rétention, chariot-cuve de rétention, pour prévenir et maîtriser les fuites accidentelles de liquides.
    o Cabines filtrantes et pressurisées climatisées, entretien scrupuleux des cabines (joints, vitres,…) pour assurer leur étanchéité.
    o A la fin de la pulvérisation, rincer les buses au-dessus du champ pour éviter de ramener des restes de produit dans les locaux de l'exploitation.
    o Tout retour d’eau de lavage polluée dans le réseau doit être impossible. Il est donc nécessaire d’installer un dispositif spécial (ex. : clapet anti-retour, dis-connecteur…).
    o Une bonne gestion des épandages permet de réduire les fonds de cuves.
    o Réentrée dans les zones traitées (intervention sur culture ou local après traitement) : le respect des délais d’attente recommandés avant de pénétrer dans une enceinte où des insecticides ont été appliqués est impératif, ainsi que l’observation rigoureuse du mode d’emploi de ces produits et l’aération et la ventilation des locaux traités. Des panneaux sécurité doivent être mis à l’entrée de la parcelle ou du local traité pour indiquer qu’un traitement est en cours et le délai de réentrée.
    o Les produits de lutte antiparasitaire sont appliqués pendant les périodes d’arrêt des machines : seul le personnel chargé de les mettre en œuvre est autorisé à être présent sur les lieux : le risque d’intrusion d’une tierce personne dans une local en cours de traitement doit être prévenu par des consignes d’interdiction d’accès.
    o Une vérification régulière et une maintenance préventive du matériel (pulvérisateur, nébulisateur, injecteur…) doivent être entreprise pour éviter des incidents (bouchages, pannes, fuites…) qui peuvent entraîner des interventions difficiles susceptibles d’exposer le personnel à des risques de contact avec l’insecticide.
    o La manutention de fûts de produit insecticide très lourds entraîne des risques de chutes, d’écrasement, de fuite en cas de choc qui nécessitent d’être vigilants et d’utiliser des moyens de déplacement adapté (diables, chariots …).
    - Une hygiène rigoureuse, en application ou en réentrée, est indispensable : se laver les mains après chaque intervention, prendre une douche immédiatement après le traitement, remplacer tout vêtement souillé par des projections. Il doit y avoir une douche oculaire dans la zone de travail. Le personnel doit avoir à sa disposition des vestiaires et des sanitaires correctement équipés et en nombre suffisant. Des vestiaires doubles doivent être mis à la disposition des travailleurs : l’entreposage des tenues de travail doit avoir lieu à l’abri de la poussière et des souillures (le rangement des tenues de ville et des tenues de travail doit être séparé).
    L’armoire de rangement des Equipements de Protection Individuels doit se situer en dehors de la zone de stockage des insecticides et en dehors des lieux de traitement.
    Les consignes en cas d'accident (n° d'appel d'urgence, conduite à tenir, identification des services de secours) doivent être visiblement affichées.
    Une trousse contenant le matériel de premiers secours non périmé doit être mise à la disposition du personnel, toute blessure cutanée doit immédiatement être désinfectée et pansée. Une projection importante oculaire de certains insecticides est une urgence ophtalmologique.

  • Les Equipements de Protection Individuelle de l’utilisateur d’insecticides
    L’équipement du travailleur qui doit appliquer un insecticide sert à le protéger d’un contact avec le produit. L’exposition au produit peut se faire lors de la préparation (exemple : remplissage du pulvérisateur) ou durant le traitement. Même si le port de certains équipements peut être gênant, notamment par temps chaud, il est absolument indispensable de les utiliser.
    L’objectif est d’éviter au maximum toute exposition cutanée, respiratoire ou digestive. Il est primordial que l’utilisateur connaisse les phases les plus à risque et porte une protection (gants, masque, combinaison) à ces moments clefs (préparation, nettoyage, incidents lors de la pulvérisation).
    Les équipements de protection individuelle ne doivent pas sortir de l'entreprise. Il est important de rappeler que les vêtements de protection (bottes, combinaison, masque, gants) doivent être rangés en dehors du local de stockage des produits phytosanitaires afin d’éviter leur saturation par les éventuelles vapeurs toxiques pouvant être dégagées par les produits.
    Les vêtements de travail et équipements de protection individuelle fournis et entretenus par l'employeur comportent : les combinaisons de protection, les masques avec filtre à gaz ou lunettes selon les cas, les gants, les bottes de sécurité ou de protection. L'employeur doit s'assurer que ces équipements de protection individuelle sont effectivement portés.

    - La combinaison : Le port d’une combinaison (jetable ou durable) prévue pour les traitements phytosanitaires est essentiel. Pour une protection optimale, il convient de porter une combinaison imperméable (vêtements de type 3 Etanchéité aux projections de liquides ou de type 4 Etanchéité aux aérosols, aux pulvérisations) et munie d’un capuchon. Les salopettes en textile n'offrent qu'une protection limitée. Lors de l’habillage, la combinaison devra être portée de manière à recouvrir les gants et les bottes.
    Pour entretenir une combinaison de traitement durable, il faut impérativement limiter le nombre de lavage en machine. Pour ce faire, le vêtement encore porté doit être rincé à l'eau claire directement après traitement, puis seulement retiré et séché.
    Quant à la combinaison jetable, d’usage plus fréquent en agriculture, elle doit être changée à temps, selon les prescriptions du fabricant. Les combinaisons jetables deviennent poreuses après une certaine durée, sans pour autant changer d’aspect. Elles sont perméables à l’air et réutilisables quelques fois si non déchirées.
    Le nettoyage d’un déversement important nécessite le port de vêtements résistant aux produits chimiques tels des vêtements en PVC.

    - Le masque et les lunettes : Le port de masque est nécessaire car certains produits plus volatils sont fortement inhalés, de même lors de la manipulation de poudres : il est requis si les valeurs d’exposition atteignent ou dépassent celles de la valeur limite d’exposition pour ce produit. Il évite la pénétration par les voies respiratoires des gouttelettes et poussières de produits insecticides. Il peut s’agir d’un masque à usage unique FFP3 pour la protection des voies respiratoires qui offre une barrière mécanique aux aérosols solides et/ou liquides toxiques. L’idéal est d’utiliser un masque avec une cartouche avec filtres combinés pour les vapeurs ainsi que pour les poudres. Pour les traitements de contact comme le poudrage ou la pulvérisation, des masques sont nécessaires avec des cartouches filtrantes prévues à cet effet : l’utilisation d’un filtre à particules (P) additionné d’un filtre à charbon actif de catégorie A est nécessaire (cartouche du type A2P2 ou A2P3). Les cartouches à adapter sur les masques contiennent un élément actif spécifique pour retenir chaque toxique. Elles portent une référence (lettre caractéristique), une date de péremption et sont de couleur caractéristique.
    La cartouche accumule les substances actives jusqu’à saturation. La cartouche doit être changée dès que le travailleur commence à sentir l’odeur du produit malgré le port du masque. Un demi-masque suffit s'il est muni de filtres pour le gaz et la poussière et accompagné de lunettes : le port de lunettes permet de protéger l'applicateur contre les dégâts oculaires des éclaboussures de produits, certains produits insecticides étant corrosifs ou irritants (par exemple pour un traitement au bromure de méthyle). Le remplacement du filtre doit être régulier. Les masques doivent être entretenus et nettoyés à l'eau savonneuse et rincés à l’eau claire. Pour les filtres, il est conseillé de les ôter après chaque utilisation et les fermer avec leur opercule. Ne pas les mouiller, ni les souffler (soufflette) : un filtre colmaté est un filtre à jeter, la force de l’air comprimé ne libère pas mais détruit les fines alvéoles du filtre, le rendant inefficace. Les essuyer avec un chiffon propre humide et les stocker dans une poche hermétique vidée d’air.
    Les lunettes-masque doivent être conformes aux normes EN 166,168.

    - Les gants : le port de gants est absolument nécessaire. Imperméables aux produits chimiques, ils protègent les avant-bras. La pénétration cutanée des insecticides est réduite de 90% par le port de gants adaptés résistants au risque chimique (sigle CE et symbole « éprouvette » selon la norme EN 374), en nitrile ou néoprène, en privilégiant l’étanchéité (gants couvrant les avant-bras) et le confort (souples, doublés d’un support textile).
    Les gants en cuir, latex sont à proscrire.
    Il est impératif de ne jamais contaminer l’intérieur des gants. Beaucoup de cas d’exposition dermique sont la conséquence de contaminations internes de ces gants, quand l’utilisateur les enlève et les remet. Il est donc nécessaire de laver l’extérieur des gants à l'eau claire avant de les enlever. L'extérieur du gant sera ensuite séché puis aussi et surtout l'intérieur. Ne jamais réutiliser des gants craquelés ou déchirés.
    La cuve lave-mains doit être considérée comme un complément au port des gants. Les mains doivent être lavées directement après la manipulation.

    - Les bottes de sécurité ou de protection : Le port de bottes ou bottines imperméables, réservées aux traitements phytosanitaires conformes aux normes CE EN345-346-347, marquage S5 ou P5 (Polymères naturels et synthétiques), est nécessaire. Les chaussures de travail en cuir ou les chaussures en toile ne sont pas imperméables et adaptées pour les traitements phytosanitaires.
    La combinaison sera portée au-dessus des bottes et pas dans les bottes afin d'éviter la pénétration de liquide dans celles-ci.

La formation de l’utilisateur d’insecticides

A compter de 2014, le certificat individuel Certiphyto est obligatoire pour répandre des produits pesticides. Valable dix ans, il s'obtient au terme douze heures de formation réparties sur de deux jours. Ces formations sont effectuées par des organismes agréés dont les chambres d'agriculture et comprennent quatre modules : les effets des phytosanitaires sur la santé, sur l'environnement, les réglementations en la matière et le matériel dans lequel investir.
Afin de renforcer la formation à l’utilisation des produits pesticides, phytosanitaires ou phytopharmaceutiques, tout utilisateur ou distributeur à des fins professionnelles doit posséder un certificat d’aptitude obligatoire à partir d’octobre 2014 pour les professionnels utilisant des insecticides : agriculteurs et salariés agricoles, forestiers, agents des collectivités territoriales...

À partir de 2015, le certificat Certiphyto devra être obligatoirement présenté pour l’achat d’insecticides à usage professionnel.

Tous les usages de d’insecticides sont concernés, qu’ils soient agricoles, forestiers ou non agricoles (parcs publics, cimetières, terrains de sport ou de loisirs, voiries et trottoirs, zones industrielles, terrains militaires, aéroports, voies ferrées...).

Le certificat individuel peut être obtenu soit par équivalence avec un diplôme délivré dans les 5 années précédentes, soit par une formation adaptée à chaque activité.

Décembre 2014


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